Dopage : le CIO demande de nouvelles analyses des échantillons prélevés pendant les JO de Sotchi

Le président du Comité estime, mercredi, que "des dizaines d'athlètes dopés seront vraisembablement empêchés de participer aux JO de Rio".

Le président du Comité olympique international, Thomas Bach, lors d\'une conférence de presse à Lausanne (Suisse), le 2 mars 2016.
Le président du Comité olympique international, Thomas Bach, lors d'une conférence de presse à Lausanne (Suisse), le 2 mars 2016. (FABRICE COFFRINI / AFP)

"Des dizaines d'athlètes dopés [seront] vraisemblablement empêchés de participer aux Jeux olympiques de Rio de Janeiro" cet été, a estimé le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, dans une tribune publiée dans Le Monde mercredi 18 mai. Le Comité a annoncé, la veille, que de nouvelles analyses des échantillons prélevés pendant les JO de Pékin ont donné lieu à 31 contrôles positifs, sur des sportifs de 12 pays et de six disciplines.

De nouvelles analyses, ciblées sur des athlètes pouvant participer aux JO de Rio, ont été effectuées sur 250 échantillons prélevés lors des Jeux de Londres. Les résultats "seront publiés prochainement" dans le but "d'empêcher tous les tricheurs de venir aux Jeux de Rio", précise le CIO.

Des fédérations nationales suspendues ?

"Le CIO va donner pour instruction au laboratoire antidopage de Lausanne, où les échantillons de Sotchi sont conservés pendant dix ans, de procéder (...) à leur analyse avec les moyens les plus efficaces et les plus modernes à disposition", a ajouté Thomas Bach mercredi.

Si l'enquête de l'Agence mondiale antidopage confirme l'existence d'un système de dopage organisé en Russie, le CIO réagira "en s'appuyant sur sa politique de tolérance zéro", promet Thomas Bach. Les sanctions pourraient aller "d'une suspension à vie" pour les athlètes impliqués à "la suspension ou l'exclusion de fédérations nationales entières", comme c'est actuellement le cas pour la fédération russe d'athlétisme.