Cet article date de plus d'un an.

Mondiaux d'athlétisme 2022 : les épreuves à ne pas rater, les chances françaises, les adieux d'Allyson Felix... Ce qu'il faut savoir sur la compétition

Eugene accueille les stars mondiales de l'athlétisme à partir de vendredi. La délégation française pourra compter sur 28 athlètes lors des compétitions individuelles organisées dans l'Oregon.

Article rédigé par franceinfo: sport - Anaïs Brosseau
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Athing Mu, lors des championnats américains, au stade Hayward Field d'Eugene (Oregon), le 23 juin 2022. (ANDY LYONS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA AFP)

A Doha, les athlètes avaient souffert des températures écrasantes du Qatar et regretté l'absence de ferveur populaire. Cette année, si les champions pourraient subir la chaleur de l'Oregon, l'ambiance ne devrait pas faire défaut dans le stade Hayward Field d'Eugene, ville considérée comme la capitale américaine de l'athlétisme. Pour la première fois de son histoire (la première édition a eu lieu en 1983), les Etats-Unis accueillent les championnats du monde d'athlétisme, du vendredi 15 au 24 juillet. Voici ce qu'il faut savoir sur la compétition. 

Les incontournables

Lors de la grand-messe de l'athlétisme mondial, 48 épreuves sont programmées (24 chez les hommes, autant chez les femmes). Les sprinteurs les plus rapides de la planète ont rendez-vous dès la deuxième soirée (finale du 100 mètres le 17 juillet à 4h50, heure de Paris). Une inconnue pèse : l'état de forme du champion olympique en titre, l'Italien Marcell Jacobs, qui n'a couru que deux 100 mètres cette saison.

Le lendemain, les sprinteuses entrent en piste sur la ligne droite (finale le 18 juillet à 4h50, heure de Paris). La tenante du titre, la Jamaïquaine Shelly-Ann Fraser-Pryce, voudra prendre sa revanche après avoir été battue aux Jeux olympiques de Tokyo par sa compatriote Elaine Thompson-Herah. 

Autres courses à ne pas manquer : les 400 m haies féminin et masculin. La densité folle du plateau est seulement ternie par la blessure du champion olympique norvégien Karsten Warholm, début juin à Rabat. Parmi les concours, celui de la hauteur chez les femmes, avec des Ukrainiennes au sommet, de la perche chez les hommes avec le roi suédois Armand Duplantis, du lancer de marteau masculin, ou encore les concours du triple saut vaudront le détour.

Des records du monde dans le viseur

A Tokyo, l'an passé, trois records du monde sont tombés, lors des 400 mètres haies hommes (Karsten Warholm) et femmes (Sydney McLaughlin), ainsi qu'au triple saut féminin (Yulimar Rojas). Depuis, Sydney McLaughlin a de nouveau raboté sa marque... sur la piste d'Hayward Field qui accueille les Mondiaux. Déconcertante de facilité, l'Américaine pourrait de nouveau améliorer son record du monde, d'autant plus si sa compatriote Dalilah Muhammad retrouve son meilleur niveau et la pousse dans ses retranchements.

Sur le 100 m, la Jamaïquaine Elaine Thompson-Herah chasse depuis un an le vieux record du monde de l'Américaine Florence Griffith-Joyner (10"49). Sur une piste réputée pour être rapide, y parviendra-t-elle ? En 2021, elle avait échoué à cinq centièmes sur la piste d'Eugene.

En cas de bonnes conditions climatiques, un autre record pourrait vaciller, du côté de la perche masculine. Le Suédois Armand Duplantis a prouvé une nouvelle fois qu'il dominait la discipline en améliorant sa meilleure marque en plein air (6,16 m), le 30 juin. Son record du monde, établi en salle, est de 6,20 mètres.

Les Français à suivre

La France se déplace à Eugene avec une délégation resserrée. Seuls 28 athlètes ont été sélectionnés pour des épreuves individuelles par la Fédération française d'athlétisme (FFA), qui avait imposé des minima exigeants. La FFA a justifié ces critères par l'objectif d'envoyer aux Mondiaux des athlètes qui ont le potentiel d'entrer dans le top 16.

Les chances de médaille reposent sur les épaules du décathlonien Kévin Mayer, vice-champion olympique à Tokyo et Rio, et du lanceur de marteau Quentin Bigot. Le vice-champion du monde à Doha a dépassé pour la première fois les 80 mètres cette année. Des espoirs aussi sont permis sur le 800 mètres (Rénelle Lamote, Benjamin Robert, Gabriel Tual), où des courses tactiques peuvent livrer de belles surprises, et les haies (Cyréna Samba-Mayela, Laëticia Bapté, Pascal Martinot-Lagarde, Sasha Zhoya).

Dernier tour de piste pour Allyson Felix 

Légende de l'athlétisme et du sport américain, Allyson Felix est engagée pour ses derniers championnats du monde, dix-sept ans après son premier titre mondial à Helsinki (Finlande). La septuple médaillée d'or olympique, âgée de 36 ans, a prévu de ranger les pointes en août.

Allyson Felix après sa 6e place sur 400 mètres aux championnats américains d'athlétisme, à Eugene (Oregon), le 25 juin 2022. (STEPH CHAMBERS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP)

Pour observer une ultime fois l'aérienne foulée d'Allyson Felix, il ne faudra pas manquer le début des Mondiaux. Uniquement sélectionnée sur le relais 4x400 mètres mixte, la spécialiste du 200 et du 400 foulera la piste du stade Hayward Field dès la première journée de compétition, le 15 juillet. Elle pourrait alors glaner une 18e médaille aux championnats du monde en plein air.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.