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Roland-Garros 2022 : “C'était vraiment une ambiance incroyable", s'est félicité Gilles Simon après sa victoire contre Pablo Carreno Busta

Le Français de 37 ans, qualifié pour le deuxième tour après son marathon gagnant face à la tête de série n°16 espagnole dans la nuit de mardi à mercredi, est revenu sur cette précieuse victoire, soulignant notamment le rôle du public.

Article rédigé par Louise Gerber, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 4 min
Le Français Gilles Simon a réalisé un exploit en écartant Pablo Carreno Busta, tête de série numéro 16 au premier tour de Roland-Garros, le 25 mai 2022. (THOMAS SAMSON / AFP)

Gilles Simon n'a pas dit son dernier mot. Le Français a créé l'exploit au premier tour de Roland-Garros en venant à bout, en cinq sets, de Pablo Carreno Busta, tête de série n°16, dans la nuit de mardi à mercredi 25 mai (6-4, 6-4, 4-6, 1-6, 6-4). Epuisé mais comblé, le joueur de 37 ans, qui a annoncé disputer son dernier tournoi porte d'Auteuil, n'a pas manqué de souligner le rôle du public, qui l'a galvanisé dans ce marathon de près de quatre heures face à l'Espagnol. 

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"C'est incroyable, une victoire très inattendue", a admis Simon en conférence d'après-match, qui ne "(s)'attendait pas à jouer à ce niveau dès le début". "Quand on affronte un joueur comme Pablo, au niveau du jeu, il n'y a pas beaucoup de solutions, il est solide, il fait tout bien. Ce n’est pas comme si on avait quelque chose à quoi se raccrocher tactiquement."

Le Niçois de 37 ans, qui dispute son 18e et dernier Roland-Garros, avait également peur de ne pas tenir le coup physiquement face à Carreno Busta : "On sait qu'il va être plus en forme et qu'il va tenir plus longtemps. Quand je rentre sur le terrain, je ne me dis pas que je vais gagner en cinq sets à une heure du matin. Et pourtant, c'est ce qu'il s'est passé." Sorti éreinté de ce match-fleuve aux nombreux rebondissements, ("j'ai mal partout, comme prévu"), il sait qu'il sera "très très dur de récupérer". "Mais je suis content d'avoir gagné. C'était une grosse performance. Une performance inattendue. Je ne me sentais pas capable de la faire. J'ai juste envie de profiter de ce truc-là."

Le public, un soutien de taille

Le Français est longuement revenu sur l'ambiance et la ferveur des supporters - peu nombreux mais très bruyants - sur le Simonne-Mathieu, qu'il a qualifiés de "génies""Il ne reste que les vrais à la fin. C'était vraiment une ambiance incroyable, dès le début. Quand Pablo me roule dessus au troisième, au quatrième et au début du cinquième, ils sont là. Le moindre point que je gagne, ils se lèvent, ils gueulent, ils chantent, ils n'arrêtent pas. Ils n'ont jamais arrêté, du premier au dernier point." 

Pour Simon, cette ambiance et ce soutien malgré l'heure tardive a "forcément aidé" : "Dès que tu regagnes un jeu, tu les sens repartir, ça te redonne un peu d'énergie. Lui (Carreno-Busta) sent que dès qu'il rate, il va se faire gueuler dessus, ce n'est pas agréable. Et la double qui tombe à 30A, elle ne tombe pas par hasard. Ils (les supporters) ont été ultra-importants, je les remercie."

Jo (Tsonga) m'a fait du bien

Gilles Simon

en conférence de presse

Après la rencontre, l'ex n°6 mondial (classement atteint en 2009) a également eu des mots pour son ami, Jo-Wilfried Tsonga, qui avait fait plus tôt dans la journée ses adieux au circuit professionnel après son élimination au premier tour. Le Français, héroïque malgré la défaite en cinq sets contre Casper Ruud, tête de série n°8, a en quelque sorte inspiré Simon. "En regardant Jo, ce qui m'a frappé, c'est qu'on a vu Jo une dernière fois. On a vu le dernier match de Jo. On a vu le Jo qu'on a tous aimé, admiré, qui sert à 220 km/h, qui envoie des pétards de partout, qui est explosif. C'était ce que tout le monde avait envie de voir, c'est pour ça qu'on a vibré autant sur son match, a expliqué Simon. Je me suis dit "la chance, il a réussi à faire ça.""

"Moi, ce n'est pas mon dernier match, mais ce sera mon dernier Roland et probablement mon dernier 5 sets. Je me suis dit que ce serait bien si on pouvait revoir une dernière fois le Gilles Simon qui peut être sur le terrain, jouer trois heures, quatre heures, qui est courageux, qui va essayer de trouver des solutions, qui va se battre. Je veux rentrer dans le match comme ça. En ce sens, Jo m'a fait du bien, a déclaré le Niçois. Il a été costaud. Souvent on a envie, on n'y arrive pas. Là, j'avais envie, j'ai réussi."

Fort de cette réussite, Gilles Simon vient donc porter à 10 le nombre de Français qualifiés pour le deuxième tour de Roland-Garros - stade qu'il n'avait plus atteint depuis l'édition 2019. Il affrontera Steve Johnson jeudi, et pourrait signer sa 500e victoire en carrière en cas de succès face à l'Américain. 

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