Paris 2024 : La nouvelle carte des sites olympiques réduite

La troisième - et supposée dernière - version de la carte des sites olympiques de Paris 2024 se précise. Dans un soucis d'économie face à la crise liée au Covid-19, le Comité d'organisation des JO de Paris a tranché dans le vif. Adieu la piscine olympique à Saint-Denis, et bonjour Lille pour le handball : voici ce qu'il faut retenir de ce grand jeu de mécano destiné à réduire le nombre de sites pour les Jeux.
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France Télévisions
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 (FRANCK FIFE / AFP)

Le handball à Lille, le basket à Bercy, les sites temporaires supprimés: les dernières retouches de la carte des sites olympiques ont été finalisées mercredi par les organisateurs des JO-2024 de Paris, pour dégager les économies souhaitées. On y arrive. En pleine reconfiguration depuis plusieurs mois, la carte des sites qui doivent accueillir les Jeux olympiques de Paris dans quatre ans semble être -définitivement- figée après avoir subi une légère cure minceur. Cette nouvelle mouture, qui permet d'y voir plus clair, doit encore être validée par le prochain conseil d'administration le 17 décembre.

Mais si les discussions "continuent" avec certaines fédérations internationales, comme l'a confié Tony Estanguet, il y a peu de chances que cette nouvelle version évolue d'ici là. Le Comité d'organisation des Jeux olympiques de Paris (Cojo) devait grâce à ces chamboulements dégager environ 150 millions d'euros d'économies sur les 400 millions fixés par Tony Estanguet cet été. A "quelques détails près", l'objectif est atteint selon une source proche du dossier.

La Porte de Versailles, nouveau pôle fort

Les grandes lignes de cette nouvelle carte avaient déjà été annoncées fin septembre avec notamment le départ de la natation et du volley-ball de la Seine-Saint-Denis, pour atterrir respectivement à La Défense Arena et au Parc des expositions de la Porte de Versailles. Ces deux suppressions de sites temporaires s'accompagnent de celle du stade Jean-Bouin qui finalement n'accueillera aucune épreuve, et de celle d'un stade devant accueillir le football. "Il y a donc quatre sites en moins. On a un projet renforcé, avec le même nombre de sports avec moins de sites", a confirmé Tony Estanguet.

Principal changement: le transfert du handball, prévu initialement au Parc des expositions et qui ira finalement à Lille au stade Pierre-Mauroy. Un jeu de chaises musicales plutôt gagnant pour ce sport qui va retrouver une salle de 30.000 personnes et qui permettra, selon Tony Estanguet, de "battre quelques records d'affluence". La gymnastique et le basket ont été aussi scindés en deux. La salle de Bercy accueillera, elle, les phases finales du basket, ainsi que la gymnastique artistique et le trampoline. Les épreuves de gymnastique rythmique se dérouleront, elles, à l'Arena Porte de la Chapelle. Un mécano qui n'a pas été simple, car "dès qu'on bouge une virgule c'est l'ensemble du projet à revoir", a d'ailleurs reconnu le président du Cojo. Et au-delà de l'aspect technique, il a fallu aussi rassurer les élus de la Seine-Saint-Denis en septembre qui craignaient de voir leur département lésé par ces bouleversements. Des inquiétudes levées par les organisateurs.

"Près de 80% des sites seront situés à moins de 30 minutes du Village olympique. Parallèlement, nous conservons ce qui fera notre vitrine: les sites emblématiques comme le Stade de France ou le Vélodrome national, et patrimoniaux comme le château de Versailles, la Tour Eiffel et le Grand Palais."

Au final, le nouveau mécano présenté aux membres du bureau exécutif, comprenant les élus, semble satisfaire tout le monde. "Nous renforçons notre promesse de compacité", a même assuré Tony Estanguet. "Près de 80% des sites seront situés à moins de 30 minutes du Village olympique. Parallèlement, nous conservons ce qui fera notre vitrine: les sites emblématiques comme le Stade de France ou le Vélodrome national, et patrimoniaux comme le château de Versailles, la Tour Eiffel et le Grand Palais." Il a été également question des Jeux paralympiques (28 août-8 septembre 2024) lors de cette réunion: le marathon et le cyclisme sur piste ont notamment été attribués à la Seine-Saint-Denis.

Si cette première étape dans leur recherche d'économies a été franchie, le Cojo risque toutefois de devoir creuser encore un peu plus. Un rapport de la Cour des comptes paru dans le Canard enchaîné il y a deux semaines a en effet pointé des surcoûts potentiels notamment liés à la sécurité. Quelques jours plus tard, le délégué interministériel aux JO de Paris, Michel Cadot, tout en rappelant la dimension "prioritaire" de la sécurité pour l'événement, avait estimé lors d'une audition à l'Assemblée nationale que la somme de 200 millions d'euros qui lui était allouée dans le budget, allait "devoir être réévaluée". Un sujet qui n'a pas été évoqué lors de ce bureau exécutif.

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