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Le CIO demande à l'AMA de créer une agence pour les contrôles antidopage, seul le TAS sanctionnera

A l'issue d'une matinée de travail à huis clos à Lausanne avec les dirigeants du sport mondial, le Comité international olympique (CIO) a demandé à l'Agence mondiale antidopage (AMA) de créer une agence chargée de l'ensemble des tests antidopage. Et il veut que le Tribunal arbitral du sport (TAS) soit le seul habilité à prononcer des sanctions, en lieu et place des fédérations sportives. C'est une petite révolution de la lutte antidopage.
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France Télévisions
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Plus question que les fédérations internationales sportives agissent dans la lutte antidopage. Voilà en substance les recommandations qui sont sorties d'une matinée de travail à Lausanne, entre les principaux responsables du sport mondial, les membres de la commission exécutive du CIO et le président de l'AMA. Après différents scandales de dopage couverts par des fédérations, avec en point d'orgue celui de l'athlétisme russe, le CIO a voulu frapper fort. C'est une petite révolution qui s'annonce dans la lutte antidopage. Ces propositions de réforme pourraient être entérinées lors de la prochaine réunion de la commission exécutive du CIO en décembre.

Le rapport de l'AMA, le début d'un séïsme mondial

En revanche, dans ce communiqué, nul mot sur la Russie et les cas de dopage qui avaient abouti à l'éviction des athlètes russes des Jeux Olympiques de Rio. Pourtant, toutes ces mesures sont directement liées à ce scandale, où la Fédération russe d'athlétisme, l'agence russe antidopage avaient notamment couvert du dopage. Dans cette affaire, si le Comité international paralympique (IPC) avait décidé d'exclure tous les sportifs russes des paralympiques 2016 après toutes les révélations, le CIO avait renvoyé aux fédérations internationales le soin de le faire. Et c'est un rapport de la commission indépendante de l'AMA, en novembre 2015 qui avait déclenché tout cela. Mais en septembre, des hackers, appelés Fancy Bears, ont piraté le système de l'AMA pour y voler des fichiers, et dévoiler que de nombreux sportifs de premier plan avaient bénéficié d'Autorisation à usage thérapeutique (AUT). Cela avait sérieusement écorné l'image de l'Agence mondiale antidopage.

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