Paris 2024 : les QR codes des JO n'auront "rien à voir avec le QR code Covid, et ceux qui assimilent les deux sont dans l'erreur", assure le préfet de police de Paris

Les inscriptions sur la plateforme permettant d'obtenir un QR code pour se déplacer pendant les Jeux de Paris 2024 débuteront lundi, indique le préfet de police de Paris.
Article rédigé par franceinfo
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Laurent Nunez était l'invité du "8h30 franceinfo" le 10 mai 2024. (CAPTURE D'ECRAN / RADIOFRANCE)

Les QR codes qui permettront de circuler pendant les Jeux olympiques de Paris 2024 n'auront "rien à voir avec le QR code Covid", assure sur franceinfo vendredi 10 mai, Laurent Nuñez, "et ceux qui assimilent les deux sont dans l'erreur, ou dans la polémique et la manipulation politique", a ajouté le préfet de Paris. La plateforme numérique permettant d'obtenir un QR code pour se déplacer dans certaines zones du périmètre de sécurité prévu dans le cadre de Paris 2024 "sera mise en ligne dans la journée", et "dès lundi l'inscription sera ouverte", a-t-il indiqué. "On se donne deux/trois jours pour que les personnes puissent se familiariser avec les règles", a-t-il précisé pour expliquer le délai entre la mise en ligne de la plate-forme et l'ouverture des demandes.

Il sera en effet possible de demander des QR codes pour deux cas de figure. Le premier concerne la période des Jeux à proprement parler, après la cérémonie, et uniquement la circulation motorisée. Piétons, trottinettes et vélos pourront circuler librement. Le second cas de figure concerne la cérémonie d'ouverture, qui se tient le 26 juillet sur six kilomètres sur la Seine, entre le pont d'Austerlitz et le pont d'Iéna, le grand final ayant lieu au Trocadéro. Cela concernera à la fois les piétons, cyclistes, trottinettes, et les véhicules motorisés, et débutera à partir du 18 juillet, soit une semaine avant ladite cérémonie.

"Des flux continus de spectateurs"

Dans le cas des interdictions de circulation pendant les Jeux, elles ne concernent que les véhicules motorisés, car "ce sont des zones où vous allez avoir des flux continus de spectateurs qui vont se rendre aux épreuves, la cohabitation avec une circulation motorisée est dangereuse, c'est donc une règle de sécurité basique". Mais il se veut rassurant : "On a prévu de nombreuses dérogations pour les riverains, les restaurateurs, les hôteliers, les prestataires de services, les médecins qui doivent pouvoir rentrer en véhicule dans ces zones. On a vraiment travaillé avec les professionnels pour être le plus large possible."

Géographiquement, les "zones rouges", concernées par le périmètre de sécurité sur cette période seront beaucoup moins étendues que lors de la cérémonie d'ouverture, "uniquement autour des sites olympiques", les cartes avec les zones concernées sont déjà consultables en ligne. Pour ces dérogations, il faudra encore attendre quelques jours pour pouvoir les demander sur la plateforme en ligne, mais la délivrance sera rapide, assure le préfet.

"Un périmètre de protection anti-terroriste"

Le cas de la cérémonie d'ouverture est le plus restrictif et complexe, et sera le premier à être ouvert sur la plateforme, dès lundi. Le préfet concède que les règles sont "évidemment plus strictes", car "il va se dérouler une parade à l'air libre qui va mettre en scène de nombreux athlètes, des chefs d'Etat et de gouvernement" et près de 300 000 spectateurs. Le périmètre sera donc "autour de la Seine et sur la première rangée d'immeubles qui sont en visuel sur la Seine", car "nous instaurons un périmètre de protection anti-terroriste". Les piétons, les cyclistes et trottinettes qui souhaitent se rendre dans les zones rouges seront également concernés par les demandes de QR codes, tout comme les véhicules motorisés.

Il faudra alors "justifier qu'on a une bonne raison de se rendre dans ce périmètre, parce qu'on y est riverain, parce qu'on est client d'un hôtel, parce qu'on a réservé un appartement par exemple", énumère Laurent Nuñez. Il faudra donc fournir "un justificatif de domicile, de réservation hôtelière, ou encore un contrat de bail" pour obtenir un QR code. Il ajoute qu'une "enquête administrative sera faite pour tout le monde", à savoir "une enquête de sécurité qui nous permettra de nous assurer que la personne ne représente pas une menace pour la sécurité et la sûreté nationale". 

Il conclut en fustigeant donc l'idée qui circule "sur les sites complotistes, qui dit qu'on ne pourra pas marcher dans Paris sans QR code" pendant les Jeux. "C'est faux", affirme-t-il, "la vie économique et la vie personnelle des gens pourront continuer à fonctionner" sur la période.

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