Paris 2024 : Ile-de-France Mobilités demande aux applications de transports de relayer ses plans de déplacement pendant les JO

Si les applications comme Google Maps ou CityMapper ne se prêtent pas au jeu, IDFM n'exclut pas de demander à l'Etat la suspension de certaines fonctionnalités. Un scénario qui n'est "pas du tout d'actualité", insiste l'agence régionale.
Article rédigé par Luc Chagnon
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Un métro sur la ligne 11 à la station Châtelet, à Paris, le 26 octobre 2023. (ANTOINE BOUREAU / HANS LUCAS / AFP)

Une phrase discrète au retentissement inattendu. Ile-de-France Mobilités (IDFM), l'agence régionale des transports publics, n'exclut pas de demander la suspension de certaines fonctionnalités d'applications de transport comme Google Maps ou Citymapper pendant les Jeux de Paris 2024, si celles-ci n'acceptent pas de suggérer aux voyageurs les trajets choisis par IDFM.

L'idée est évoquée pour la première fois dans une interview donnée à Ouest-France par Laurent Probst, directeur général d’Île-de-France Mobilités, le 17 janvier. Le responsable assure que "les transports seront prêts [pour les Jeux de Paris] et leur capacité bien supérieure à la demande", et vante la qualité du "modèle de trafic" d'IDFM "sur lequel on peut planifier le nombre de personnes à chaque station, demi-heure par demi-heure".

Mais pour gérer correctement le flux de voyageurs, "la meilleure route habituelle pourrait bien ne pas l’être le jour d’une épreuve", souligne Laurent Probst. C'est pourquoi le directeur d'IDFM estime "indispensable" de télécharger l'application "Transports publics Paris 2024", qui sera mise en service en avril et "n’orientera pas forcément les visiteurs par le chemin le plus court, mais par le chemin le plus confortable afin de gérer au mieux les flux globaux".

L'interdiction, un scénario "pas du tout d'actualité"

Mais que faire si les visiteurs utilisent des applications tierces comme Google Maps ou Citymapper ? "On leur a demandé à tous de relayer nos plans de transports", répond alors Laurent Probst, qui dit avoir "confiance dans le fait [que les plateformes] joueront le jeu". Mais dans le cas contraire, "on leur demandera de fermer leur application", déclare Laurent Probst.

Des propos rapidement tempérés par IDFM. Contactée par plusieurs médias, l'organisation précise que cette hypothétique fermeture ne concernerait que l'onglet "Transports en commun" des applications – le reste du logiciel fonctionnerait normalement. Mais ce scénario "n'est pas du tout d'actualité", insiste un porte-parole d'IDFM contacté par franceinfo. "IDFM et le ministère des Transports sont en discussion avec plusieurs plateformes pour que les bonnes informations soient transmises."

"Nous avons toute confiance dans le fait que les plateformes joueront le jeu. C'est un enjeu de sécurité publique."

un porte-parole d'Ile-de-France Mobilités

à franceinfo

De son côté, Google n'a pas encore précisé si les trajets affichés sur son application pendant les Jeux seront les siens ou ceux d'IDFM. "Notre collaboration continue avec les autorités françaises a pour objectif de garantir l'affichage d'informations pertinentes et actualisées sur Google Maps, et d'offrir la meilleure expérience possible à nos utilisateurs, y compris dans le cadre des Jeux olympiques", a déclaré un porte-parole à France Inter.

"Nous travaillons étroitement avec IDFM et le ministère des Transports depuis plusieurs mois pour faire de Paris 2024 un succès", a de son côté répondu Citymapper à franceinfo, assurant que "nos priorités communes sont le confort et la sécurité des passagers. Nous guiderons les Parisiens et les visiteurs où ils en ont le plus besoin, comme toujours".

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