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Paris 2024 : en visite dans la capitale, le CIO se félicite des avancées à deux ans de l'événement

Les membres de la commission de coordination du CIO en charge de Paris 2024 étaient en visite à Paris jusqu'à mercredi pour faire un point d'étape sur la préparation des Jeux.

Article rédigé par Apolline Merle, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 4 min
(De g. à d.) Christophe Dubi, directeur exécutif pour les Jeux olympiques (CIO), Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, président de la commission de coordination du CIO des Jeux de Paris 2024, Tony Estanguet, président de Paris 2024, et Etienne Thobois, directeur général de Paris 2024, réunis au siège de Paris 2024, le 31 août, à Saint-Denis.  (APOLLINE MERLE / FRANCEINFO SPORT)

Tous les signaux sont au vert. Le comité d'organisation de Paris 2024 se trouve "dans les temps de passage, en dépit de toutes les contraintes liées notamment à l'inflation et au Covid, ce qui est fondamental à moins de deux ans des Jeux". Le constat est posé par Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, président de la commission de coordination du Comité international olympique (CIO) des Jeux de Paris 2024, mercredi 31 août, lors d'une conférence de presse au siège du Cojo. En visite sur trois jours à Paris et en Seine-Saint-Denis, les membres de cette commission ont passé en revue les différents sites des Jeux et ont fait un point d'étape sur la préparation de l'événement.

Pour leur cinquième visite, la première depuis 2019, le discours a été plus que positif. "Nous repartons de Paris avec une confiance solide et renforcée dans le leadership de Paris 2024 sur l'évolution de la préparation" de l'événement, a appuyé Pierre-Olivier Beckers-Vieujant.

Parmi les sujets très surveillés par les organisateurs : l'inflation, afin de maintenir l'équilibre budgétaire. "Le monde a changé en dix mois, notamment avec l'inflation. Il est important de continuer un travail d'optimisation", a reconnu le président de la commission de coordination, confirmant qu'un allégement des cahiers des charges étaient possible. "Nous regardons tous les postes de dépense pour faire des économies, au cas par cas", a complété Tony Estanguet. L'idée de faire appel aux transports publics, ou encore de prendre possession des équipements sportifs plus tard que prévu sont certaines des possibilités envisagées.

Dans ce contexte, le CIO a répété se vouloir "flexible" pour faciliter une optimisation des coûts, et ainsi équilibrer le budget en dépit de l'inflation. Car pour l'heure, "il n'y a pas de rallonge financière à l'ordre du jour", a souligné Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, qui a assuré que le budget de Paris 2024 était, pour l'heure, "à l'équilibre". Toutefois, un groupe d'optimisation a été mis en place après les Jeux de Tokyo en 2021, et est déjà actif pour Paris 2024. 

Les cérémonies d'ouverture séduisent le CIO

Le président de la commission de coordination a également montré sa satisfaction quant au projet des cérémonies d'ouverture des Jeux olympiques et paralympiques. "Nous sommes totalement rassurés par les propos tenus par le délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques et par le Préfet de police de Paris. Ils nous confirment leur confiance de pouvoir organiser en toute sécurité ces cérémonies", a salué Pierre-Olivier Beckers-Vieujant, qui a effectué le parcours de 6 km sur la Seine. "Ces cérémonies seront une expérience inoubliable pour les athlètes. L'exemple de Jeux tournés vers le futur, qui amènent le sport vers la population, vers la ville et qui veulent engager le plus grand nombre."

Le point névralgique de ces cérémonies repose sur l'accueil et la sécurité d'au moins 600 000 spectateurs répartis sur les quais de Seine. Une inquiétude qui s'est d'autant plus renforcée après les incidents survenus au Stade de France, le 28 mai dernier, avant la finale de la Ligue des champions de football, et où les autorités ont directement été mises en cause.

Le basket et le handball toujours dans le flou

Sur le sujet épineux du lieu où se dérouleront les phases préliminaires du tournoi de basket, les discussions se prolongent. Le conseil d'administration de Paris 2024 avait validé, le 12 juillet dernier, l'idée d'un partage de sites pour le handball et le basket entre Paris et Lille. Mais pour entériner définitivement ce choix, le CIO doit à son tour donner son accord. Des questions sur la température de la salle, l'humidité ou encore les transports étaient encore en suspens.

Les discussions se poursuivent entre Paris 2024, le CIO et la Fédération internationale de basket-ball (Fiba), mais seraient "positives" selon Pierre-Olivier Beckers-Vieujant. "La volonté est de valider ce site", a-t-il déclaré. "D'après les premières études, le stade Pierre-Mauroy pourrait être équipé d'une climatisation si cela s'avérait nécessaire. Jusqu'à aujourd'hui, cette salle n'en a pas eu besoin, mais la question se pose avec le réchauffement climatique", a ajouté Tony Estanguet. 

A moins de deux ans des Jeux olympiques et paralympiques, Paris est entrée dans un nouveau cycle. "Nous espérons construire un modèle qui servira de référence pour la suite", a lancé Tony Estanguet. Le compte à rebours est à présent lancé avec l'aval du CIO. "Nous avons la conviction que Paris 2024 sera au rendez-vous et répondra aux défis qui lui sont donnés", a encouragé Pierre-Olivier Beckers-Vieujant. 

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