Les coulisses des JO. Tokyo 2021, première expérience olympique pour certains athlètes français

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Certains athlètes français ont vécu à Tokyo leurs premiers Jeux olympiques. Farida Nouar a recueilli leurs impressions.

Article rédigé par
Farida Nouar - franceinfo
Radio France
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Vincent Milou, skateur aux Jeux olympiques de Tokyo, le 25 juillet 2021. Le landais a participé pour la première fois à des JO. (JEFF PACHOUD / AFP)

Il y a les "routards" des JO, les "anciens" comme par exemple Teddy Riner pour qui ce sont les quatrièmes... Et puis il y a les "bleus", ceux pour qui ce sont les tout premiers  Jeux. C'est le cas de l'athlète Augustin Bey, 26 ans : pour lui c’est même la première grande compétition de sa carrière. Mais, blessé au tendon d’Achille, il a été éliminé dès les qualifications du saut en longueur.

Les JO se sont donc vite arrêtés pour lui, mais il reste positif : "Ces jeux ont été la cerise sur le gâteau, donc j'ai vraiment voulu vraiment 'kiffer' un maximum, prendre un maximum de plaisir sur chaque instant. J'ai énormément appris que ce soit avant mon voyage, pour la préparation à la compétition, pendant mon voyage où j'ai dû gérer cette douleur et lors de ces Jeux olympiques. J'ai énormément appris en gestion, en contrôle de soi, vraiment plein de trucs."

J'en garde un bon souvenir et vraiment je vais grandir de cet événement, parce que j'ai dû gérer énormément de choses.

Augustin Bey

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Ne vous inquiétez pas : pas de bizutage pour les nouveaux ! On ne leur demande pas de faire dix fois le tour du village olympique en courant pieds nus. Ils ont droit comme tous les autres aux encouragements entre athlètes et à l’échange de pin's olympiques, grande tradition des JO.

La "bonne expérience" du skateur Vincent Milou

Le skateur landais Vincent Milou est arrivé à Tokyo sans pression. Pour lui aussi, ce sont les premiers JO, à 24 ans. Il repart sans médaille mais il a apprécié l’expérience. Il a maintenant hâte de retrouver sa vie d’avant : "J'ai mis toute ma vie de skateur pro entre parenthèses pendant toute la dernière année. J'ai fait tout ce qu'il fallait faire avant, plein de photos, plein de vidéos pour les magazines. J'ai fait tout ce que je voulais faire en termes de carrière pro. J'ai dit à mes sponsors : 'là, j'essaie de me concentrer sur les Jeux'. Je bosse à la SNCF, ils m'ont laissé m'entraîner, me préparer toute l'année sans rien me demander. C'est super cool ; mes sponsors, pareil. Maintenant que les Jeux sont passés, je suis content que ça soit fini, ça a été quand même une bonne expérience."

Marjorie Delassus en canoë : "que du positif"

"Motivation, excitation, envie à 200%" : voilà ce que Marjorie Delassus écrivait sur son compte Instagram six jours avant la compétition. Elle a représenté la France dans l’épreuve du canoë slalom féminin. Une première pour la jeune femme de 24 ans et une première aussi pour la discipline, qui a fait son entrée aux JO.

Et même si elle finit au pied du podium, "ce n'est que du positif, une super expérience pour moi, dit-elle. Les Jeux, j'en ai révé toute ma vie donc quatrième, c'est encourageant pour la suite, il y a encore un petit écart entre les meilleures et moi. Je vais tout faire pour le réduire et j'espère que cela me sourira dans les années à venir."  Les années à venir, ce sont les JO à Paris en 2024. Dans trois ans, ces sportifs ne seront plus des bleus, mais pas encore tout à fait des anciens.

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