JO de Tokyo : Les volleyeurs français font tomber les Russes et décrochent leur premier titre olympique

Au terme d'une finale d'exception en cinq sets face au Comité olympique russe, samedi, les hommes de Laurent Tillie ont remporté l'or à Tokyo.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
La joie de l'équipe de France de volley, sacrée championne olympique face au Comité olympique russe, samedi 7 août. (YURI CORTEZ / AFP)

Le jour de gloire est arrivé pour les Bleus du volley. Pour la première finale olympique de leur histoire, les joueurs de Laurent Tillie ont été exceptionnels de courage, samedi 7 août, face au Comité olympique russe (25-23, 25-17, 21-25, 21-25, 15-12). Emmenée par un Earvin Ngapeth en fusion (26 points marqués), la France s'est imposée au terme d'un ultime tie-break (trois sets à deux en finale) après avoir mené deux sets à zéro, et décroche la neuvième médaille d'or de la délégation tricolore à Tokyo. Pour la première médaille olympique de son histoire, le volley français a conquis le plus beau métal.

Une finale qu'on ne pourra pas oublier ! Des émotions intenses, des rebondissements et la médaille d'or au bout ! 
La France a fait un match historique contre le comité olympique Russe, il est à revivre ici.

Les Bleus viennent à bout de Russes revanchards

Le coup double est savoureux pour les Bleus. Dos au mur après deux défaites inaugurales dans ce tournoi olympique, l’équipe de France avait remporté une victoire de prestige face au Comité olympique russe lors du troisième match de la phase de poules (trois sets à un). Un succès qui avait véritablement lancé Earvin Ngapeth et ses partenaires dans la compétition.

Samedi, les Russes voulaient s’offrir une superbe revanche. Et force est de constater qu’ils ne sont pas passés loin, s’inclinant de peu au bout du bout d’un tie-break irrespirable (15-12). Pourtant, c’est peu dire qu’ils ont bien failli réussir un come-back que d’aucuns jugeaient improbable, surtout après la perte d’un premier set qui leur était promis.

Menant 22-18, les Russes ont vu revenir leurs adversaires en boulet de canon. Grâce aux attaques d’Earvin Ngapeth et deux excellents services d’Antoine Brizard, la France infligeait un cinglant 5-0 pour arracher la première manche 25-23. Mis sur orbite, les Bleus tutoyaient les sommets lors du deuxième set, remporté 25-17. Earvin Ngapeth, bien loin de son niveau de jeu de début de quinzaine olympique, faisait la démonstration de tout son talent : services gagnants, smashs en rupture et dans des angles improbables, défense impénétrable... Une performance majuscule qui emmenait, dans son sillon, celles de tous ses partenaires.

Ils l'ont fait. Les volleyeurs français se sont imposés en cinq sets, en finale olympique face aux Russes. Sur le podium, l'équipe a chanté l'hymne nationale avec ferveur.

Une médaille d'or au courage

Mais les Russes sont revenus, progressivement, dans la partie. Menés deux sets à zéro et au bord de la défaite, Maksim Mikhaylov, le coéquipier de Ngapeth à Kazan, sonnait la révolte. D'un seul coup, leur block est devenu inflexible et les missiles au service ont commencé à toucher les lignes. Pas seulement avec réussite, mais aussi avec beaucoup d'audace, les Russes ont commencé à faire douter les hommes de Laurent Tillie en remportant la troisième manche (25-21).

Dès le début de la quatrième, Egor Kliuka et Ivan Iakovlev ont pris le relais de leur leader, mettant en difficulté le block français. Au coude-à-coude à 17-17, les deux hommes sont parvenus à remettre leur équipe devant pour ne plus lâcher l'avantage (25-21). Direction le tie-break, la boule au ventre...

Rapidement menés 0-3 dans cet ultime set, difficile d'imaginer les Bleus avec l'or autour du cou quelques minutes plus tard. Mais Trevor Clevenot, Jean Patry et leurs coéquipiers se sont accrochés. Le duel Mikhaylov-Ngapeth a fini par tourner à l'avantage du Français. Mais c'est bien tout un collectif qui a réussi l'impossible : sans les sauvetages de Jenia Grebennikov, les chances tricolores se seraient vite dissipées ; sans le sens du timing de Nicolas Le Goff, le block aurait coulé ; sans la vista et la ruse d'Antoine Brizard au service, beaucoup de points auraient été perdus... Liste non-exhaustive. 

Après un ultime moment de stress sur la balle de match, l'heure de la délivrance était enfin arrivée. À la tête de la sélection depuis 2012, Laurent Tillie ne pouvait pas rêver meilleure fin. La France est championne olympique et s'apprête à basculer, en même temps que ses héros tokyoïtes, dans l'ivresse d'une médaille d'or arrachée au courage. Au talent, évidemment, aussi.

La réaction de Jean Patry, tout fraîchement champion olympique de volley-ball avec les Bleus face aux Russes.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers La France aux JO de Tokyo 2021

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.