JO 2022 : imbroglio autour d'un boycott diplomatique de la France à Pékin

Le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer a annoncé jeudi matin, par erreur, que la France ne suivrait pas le boycott diplomatique lancé par les Etats-Unis. Son entourage a rétropédalé en début d'après-midi alors que le Quai d'Orsay dit attendre une position commune au sein de l'UE.

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Jean Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale, de la jeunesse et des sports, le 1er décembre, à la sortie de l'Elysée.   (XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / AFP)

Les Etats-Unis, la Nouvelle-Zélande, l’Australie, le Royaume-Uni, le Canada... et la France ? Alors que plusieurs pays ont annoncé qu'aucun représentant de leur gouvernement ne se rendra aux Jeux olympiques de Pékin, le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, Jean-Michel Blanquer, a annoncé jeudi 9 décembre au micro de BFMTV et RMC que la France ne suivrait pas ce boycott diplomatique.

>> JO 2022 : quatre questions sur le boycott diplomatique des Etats-Unis

Quelques heures plus tard toutefois, en début d'après-midi, l'entourage du ministre a précisé à France Inter que la position de Paris sur le volet diplomatique n'était pas tranchée et restait en discussion. Il précise aussi que les propos de Jean-Michel Blanquer ont été mal compris et qu'il s'exprimait en tant que ministre des Sports et donc uniquement sur l'aspect sportif. Il fallait donc comprendre qu'il n'y aura "pas de boycott sportif"

"Cette question doit être traitée en Européens"

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, s'est par ailleurs démarqué de la position de Jean-Michel Blanquer presque au même moment. "Nous sommes pour qu'il y ait une position commune [au sein de l'UE] dont nous allons mesurer l'ensemble des enjeux lors de la prochaine réunion des ministres des Affaires étrangères ou la suivante. Mais cette question doit être traitée en Européens", a défendu le chef de la diplomatie française lors d'une conférence de presse commune avec son homologue allemand.

"Il faut être clair, soit on dit 'on fait un boycott complet, on n'envoie pas d'athlète', soit on dit 'on essaie de réengager les choses et d'avoir une œuvre, une action utile comme toujours à l'international'", a de son côté estimé Emmanuel Macron jeudi en conférence de presse. Un boycott purement diplomatique serait une mesure "toute petite et symbolique", a estimé le chef de l'Etat.

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