Equipe de France olympique : "Représenter la France, c'est ce qu'il y a de plus beau", confie Adrien Truffert

Le défenseur du Stade Rennais a été appelé par Thierry Henry pour les deux matchs amicaux face à la Côte d’Ivoire et contre les Etats-Unis, les 22 et 25 mars. Entretien.
Article rédigé par Julien Froment
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Le Rennais Adrien Truffert, lors du match de l'équipe de France face au Danemark, le 25 septembre 2022 à Copenhague. (FRANCK FIFE / AFP)

Il fait partie des nouveaux appelés de cette première liste olympique concoctée par Thierry Henry. Le défenseur rennais Adrien Truffert, 22 ans, a de l’expérience à revendre avec déjà 165 matchs chez les professionnels, dont 30 en Coupe d’Europe. "J’ai eu la chance de débuter tôt", fait remarquer le joueur dans un entretien accordé à franceinfo.

L’occasion d’évoquer avec lui le tournoi olympique (du 24 juillet au 10 août). S’il aimerait y participer, il confie qu’il y a "énormément de paramètres qui vont rentrer en compte".

Franceinfo : Adrien, vous projetez-vous déjà vers ces Jeux ?

Adrien Truffert : Cette semaine de sélection est, je pense, faite pour ça. On se projette, même si on sait que dès la semaine prochaine, il y aura le championnat, notre quotidien. Les Jeux olympiques sont encore loin, mais en même temps, ça va arriver très vite.

Quand on parle des Jeux olympiques, habituellement, on n'associe pas ça forcément au football. Quelle place prennent-ils pour vous ?

Le fait que ce soit en France, je pense que ça rajoute quelque chose. On représente le pays. C'est un grand événement qui arrive tous les 100 ans (sourires). C'est une fierté de représenter son pays. Je pense que pour n'importe quel athlète, dans n'importe quelle compétition, les Jeux olympiques, à partir du moment où on représente son pays, c'est une compétition qui est importante, qu'on a envie de jouer. Représenter la France, c'est ce qu'il y a de plus beau.

Ce n'est pas dans les dates Fifa, c'est le club qui a la main. Avez-vous commencé à discuter avec le Stade Rennais à ce sujet ?

Honnêtement, pas encore. Il reste quand même pas mal de matchs, avec une demi-finale de Coupe de France (contre le PSG, le 3 avril, ndlr) et la course à l’Europe. Je pense d'abord à me focaliser sur notre fin de saison avant de parler des Jeux. Honnêtement, on n'a pas encore abordé le sujet, même s'il faudra bien l'aborder à un moment donné.

Participer aux Jeux olympiques, c’est une priorité pour vous ?

Bien sûr que ça me ferait plaisir de participer aux JO ! J'aurais tort de dire le contraire. Comme je l'ai dit, représenter son pays, c'est beau. Encore plus en France. On a envie de rendre fiers les Français. Mais il y a énormément de paramètres qui vont rentrer en compte, que je ne peux pas maîtriser. Mais ces questions-là, on se les posera au moment voulu.

Vous avez rencontré le staff et notamment Gaël Clichy, qui a été international à votre poste.

On a échangé un peu, ça ne fait que deux jours que je suis là, je découvre le nouveau staff, et ça fait plaisir. C'est toujours important de prendre conscience de joueurs avec une très grande carrière. Il a côtoyé le très haut niveau, il peut m’apporter dans tous les domaines, physique, tactique, mental. Je vais essayer de pendre ces conseils-là pour l’ajouter à mon packaging.

Vous avez déjà connu une sélection chez les A, qu'est ce qu'il vous manque pour y retourner ?

Il me manque pas mal de choses. Je dois peut-être me montrer plus décisif offensivement et aussi défensivement, dans le placement, la lecture de jeu. Il y a encore des caps à passer car en A, il y a de très, très bons joueurs. On travaille, on apprend pour ça.

Est-ce plus dur d'aller chez les A quand on joue au Stade Rennais ?

Je ne pense pas, car j'ai eu ma sélection en étant au Stade Rennais (sourires). Cela reste des choix, faits par le sélectionneur.

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