"La Tête et les Jambes", "La Chasse aux trésors", "Nulle part ailleurs"... La longue carrière de Philippe Gildas à la télévision

L'animateur avait commencé sa carrière au début des années 1960, à RTL puis au sein de l'ORTF.

"Peut-on faire carrière quand on est petit, Breton, avec de grandes oreilles ?", s'interrogeait dans son autobiographie Philippe Gildas, dont la mort a été annoncée dimanche 28 octobre. La réponse est oui, si l'on regarde la carrière de l'animateur, commencée aux débuts des années 1960 à la radio, à RTL, puis à la télévision, au sein de l'ORTF, où il présente bientôt le journal télévisé.

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Le journaliste fait son retour à la radio dans les années 1970, à Europe 1, une station qu'il a retrouvée plusieurs fois dans sa carrière et dont il a épousé l'une des animatrices, Maryse. A la télévision, il passe de l'information au divertissement, en présentant d'abord "La Tête et les Jambes", une émission alliant sport et connaissances, puis "La Chasse aux trésors", jeu mythique avec Philippe de Dieuleveult. "C'est très bien de présenter le journal de 20 heures, mais on était des hommes-troncs à l'époque, a-t-il expliqué plus tard pour justifier ce changement de cap. J'ai accepté de faire 'La Tête et les Jambes' parce que là je marchais, je n'étais plus un homme-tronc et j'apprenais à me servir des caméras."

L'aventure Canal+

Journaliste dans l'âme, il retrouve l'exercice de l'interview politique à l'occasion de la présidentielle de 1981, au cours de laquelle il interroge notamment le chef de l'Etat sortant, Valéry Giscard d'Estaing, avant de rejoindre Canal+ au milieu des années 1980. Il y invente le "Top 50", la célèbre émission de classement des ventes de disques, avant de diriger la grande aventure "Nulle part ailleurs", avec la troupe des Nuls et l'équipe loufoque d'Antoine de Caunes et José Garcia, ce qui lui a permis d'être récompensé du Sept d'or de la meilleure émission de divertissement et d'humour. "Les Guignols" avaient depuis fait de lui l'une de leurs principales marionnettes.

Philippe Gildas, le 7 septembre 1994.
Philippe Gildas, le 7 septembre 1994. (LESAGE / NECO / SIPA)