"Love & Anarchy" sur Netflix : loin du polar, une série suédoise romantique qui fait mouche

Diffusée depuis le 4 novembre, la série pose ses valises dans une maison d'édition de Stockholm, où deux êtres que tout semble opposer se livrent à un jeu de séduction.

Article rédigé par
Mélisande Queïnnec - franceinfo Culture
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
La série est la deuxième production suédoise sur Netflix après "Quicksand".  (Ulrika Malm / Netflix)

Le temps où les séries nordiques se cantonnaient principalement aux polars est définitivement révolu : en témoigne la charmante romance Love & Anarchy, réalisée par Lisa Langseth (connue notamment pour Euphoria avec Alicia Vikander et Eva Green). Les huit épisodes de trente minutes se visionnent comme un plaisir coupable pendant ce nouveau confinement

L'innocence et l'expérience

Sofie (Ida Engvoll) débarque dans une maison d'édition à la dérive au centre de Stockholm pour aider la société à se développer sur les réseaux sociaux. Mariée et mère de deux enfants, elle vit le smartphone greffé à la main. Et s'évade dans les films pornographiques pour fuir un quotidien rythmé par les crises d'un père complètement à l'ouest et celles d'un mari égoïste.

Lorsque Max (Björn Mosten), (très) jeune expert en informatique, la surprend seule lors d'un moment onaniste, leur relation d'abord chaotique prend aussitôt une nouvelle tournure. Qu'importent les conventions sociales : les deux vont jouer au chat et à la souris et se défier au fil des épisodes. Jusqu'à ce que les sentiments s'en mêlent... 

Sofie (Ida Engvoll) et Max (Björn Mosten). (NETFLIX)

Marcher en reculant devant les yeux médusés de ses collègues et de son mari, hurler sur un cycliste stupéfait... Sofie ne recule devant aucun défi. Pas plus que Max. Lui est le grain de folie qui lui manque dans sa vie ennuyeuse. Elle, la figure maternelle dont il a toujours eu besoin. 

Délicieuse alchimie

La série regroupe des personnages secondaires très attachants. Friedrich (Reine Brynolfsson), l'éditeur perfectionniste et sans concessions, Denise (Gizem Erdogan), qui lui insuffle une vision plus féministe de la profession ou encore Ronny (Björn Kjellman), le directeur, qui tente de fuir ses responsabilités.

Mais c'est véritablement le couple Sofie et Max qui crève l'écran. Leur alchimie fonctionne à merveille et les deux nous réservent leur lot de surprises. Des rebondissements qui permettent à la série d'aborder avec finesse des thèmes comme le harcèlement sexuel, la maltraitance psychologique ou les troubles mentaux. Un divertissement drôle et sensible porté par une jolie distribution. Vite, vite, une deuxième saison !

L'affiche de la série "Love & Anarchy". (NETFLIX)

"Love & Anarchy", sur Netflix depuis le 4 novembre.

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