Dans les séries, les livres ou les podcasts, les crimes et les fait divers cartonnent

Télévision, séries, podcasts, romans... Les œuvres de fiction s'emparent de plus en plus du fait divers. 

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Radio France
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Photo d'illustration. (DANIEL REINHARDT / DPA)

"Y a pas à dire, le crime, ça paie." On ne sait toujours pas si cette fameuse phrase prononcée par Clint Eastwood est une réalité, mais ce qui est sûr, c'est que le crime, ça marche. En cette rentrée audiovisuelle, plusieurs œuvres évoquant des faits divers ou des affaires criminelles sont à l'honneur, comme "Une affaire française" sur TF1, fiction basée sur l'affaire Grégory, ou "Les femmes et l'assassin" sur Netflix, série documentaire autour du tueur en série Guy Georges. 

Outre ces deux séries vedettes de la rentrée, on ne compte plus les séries, documentaires ou fictionnelles, basées sur de vrais faits divers, en France ou ailleurs. L'affaire OJ Simpson a ainsi été adaptée deux fois récemment, et plus près de nous, on se souvient des ruptures de stock du magazine Society sur Xavier Dupont de Ligonnès

"Les gens s'identifient"

"Les faits divers sont, hélas, extrêmement démocratiques, ils touchent toutes les couches sociales, avance Patricia Tourancheau, journaliste et co-réalisatrice des séries documentaires Netflix sur le Petit Grégory et Guy Georges. Les gens s'identifient à quelqu'un dans un fait divers. Ils vont s'identifier aux parents des victimes, ils vont s'identifier à la jeune femme qui a été assassinée. Donc ça résonne en eux et ça les intéresse. Et en même temps, quelque part, ils se disent 'ouf, ça aurait pu m'arriver à moi, je l'ai échappé belle'."

Il n'y a pas que la télévision ou les podcasts qui s'emparent de ces affaires. La littérature le fait aussi, depuis longtemps. Truman Capote, bien sûr, parmi tant d'autres exemples. En France, Philippe Jaenada s'est lui aussi spécialisé dans les faits divers plus anciens, ces dernières années. Après La Petite femelle et La Serpe, il revient dans son dernier roman Au printemps des monstres (Mialet-Barrault) sur l'affaire Lucien Léger. "Cela révèle des facettes de l'âme humaine qui ne sont pas mises en activité en temps normal dans une vie ordinaire, estime-t-il. On va à l'extrême des passions, de la souffrance, de la tristesse, mais aussi du soulagement ; quand on réussit à arrêter quelqu'un, que quelqu'un est vengé, qu'une énigme est résolue."

"Ce sont des passions qui sont peut-être primaires, mais qui sont assez profondes dans la nature humaine. Dans mon livre, en allant en profondeur, j'ai découvert des choses pas très agréables et pas très reluisantes, mais il y a aussi ça, dans l'humanité."

Philippe Jaenada

à franceinfo

Ces œuvres n'empêchent pas les critiques, souvent pour voyeurisme. Les auteurs sont aussi souvent menacés, voire attaqués en justice par les proches de victimes ou personnes citées. Mais ce n'est pas prêt de s'arrêter, puisqu'"Une affaire française" sur TF1 n'est que la première saison d'une anthologie consacrée à plusieurs autres faits divers survenus en France.

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