Affaire Zahia : Benzema et Ribéry seront jugés fin janvier

Les deux footballeurs sont accusés d'avoir eu des relations sexuelles avec une prostituée mineure, en 2008 et 2009. Le recours déposé par le joueur du Bayern a été rejeté par la Cour de cassation.

Zahia Dehar pose à l\'occasion de son défilé de lingerie printemps-été 2013, à Paris, le 23 janvier 2013.
Zahia Dehar pose à l'occasion de son défilé de lingerie printemps-été 2013, à Paris, le 23 janvier 2013. (MAXPPP)

Ils devront bien s'expliquer devant les juges. Le procès de l'affaire Zahia se tiendra du 20 au 23 janvier 2014 à Paris, la Cour de cassation ayant rejeté récemment la question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la défense de Franck Ribéry, a-t-on appris jeudi 29 août de source judiciaire.

Il est reproché à l'attaquant du Bayern de Munich et à Karim Benzema d'avoir eu des relations sexuelles tarifées avec la jeune escort girl alors qu'elle était encore mineure, respectivement en 2009 à Munich et en 2008 à Paris. Pendant l'enquête, Ribéry a affirmé qu'il ignorait que Zahia n'avait pas 18 ans, Benzema a, quant à lui, contesté avoir eu une relation sexuelle avec l'adolescente, qui de son côté avait expliqué avoir menti sur son âge.

Les deux joueurs risquent trois ans de prison

A l'ouverture du procès le 18 juin dernier, le tribunal correctionnel de Paris avait jugé recevable la QPC déposée par l'avocat de Ribéry contre le texte de loi sanctionnant le recours aux services d'une prostituée mineure, et renvoyé le procès à la fin janvier 2014. Dans un arrêt rendu le 21 août, consulté jeudi par l'AFP, la Cour de cassation a refusé de transmettre la QPC au Conseil constitutionnel. La haute juridiction a notamment jugé que l'infraction était définie dans le Code pénal de manière "suffisamment claire et précise" pour que "son interprétation (...) puisse se faire sans risque d'arbitraire".

Le recours à une prostituée mineure est puni d'une peine maximale de trois ans de prison et 45 000 euros d'amende. Les noms des deux internationaux français étaient apparus alors que la police enquêtait sur des soupçons de proxénétisme autour du Zaman Café, un cabaret oriental proche des Champs-Elysées, qui a depuis fait l'objet d'une fermeture administrative.