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Le rappeur Orelsan condamné à une amende avec sursis pour des paroles de chansons

Des associations féministes l'accusent d'appeler à la violence envers les femmes, dans certains de ses textes.

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France Télévisions
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Le chanteur Aurélien Cotentin, plus connu comme Orelsan, lors des Victoires de la Musique, le 8 février 2013, au Zenith, à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Il avait déjà échappé une fois à une condamnation. Cette fois, le rappeur Orelsan a été condamné, à Paris, à 1 000 euros d'amende avec sursis pour injure et provocation à la violence à l'égard des femmes, vendredi 31 mai. Il était poursuivi par plusieurs associations féministes, dont les "Chiennes de garde", pour huit de ses chansons.

Parmi les propos poursuivis : "Je te quitterai dès que je trouverai une chienne avec un meilleur pédigree", ou "si t'es gourmande je te fais la rondelle à la margarine", interprétés lors d'un concert au Bataclan à Paris le 13 mai 2009. Il a finalement été condamné pour injure en raison de l'expression "les meufs, c'est des putes" et pour provocation à la violence notamment pour les termes "mais ferme ta gueule ou tu vas t'faire marie-trintigner".

A la barre du tribunal correctionnel le 21 mars, Oreslan - Aurélien Cotentin de son vrai nom - avait répété qu'il s'agissait bien de "fiction". Loin de "faire un discours politique", Orelsan avait dit qu'il s'agissait bien de chanson, mais qu'il n'était pas en train de donner son avis, soulignant qu'il n'avait jamais tenu de propos misogyne en interview.

Déjà poursuivi, mais relaxé pour une chanson

Son avocat, Me Simon Tahar, a déploré que le tribunal ait "permis d'ouvrir la voie large, grave, à la censure de la création artistique". A l'opposé, Me Alain Weber, conseil des cinq associations qui ont poursuivi le rappeur s'est dit "satisfait pour le combat de la dignité des êtres humains". Selon lui, ce jugement de la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris crée une "première jurisprudence" sur le texte sanctionnant "l'incitation à la violence du fait du sexe".

Poursuivi par l'association "Ni putes ni soumises" pour sa chanson Sale pute, qui avait suscité une vive polémique en 2009, Orelsan avait été relaxé par le tribunal correctionnel de Paris en juin dernier.  Voici la chanson polémique :

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