Paris Fashion Week masculine : 68 maisons présentent leur automne-hiver 2021-22 sur une plateforme numérique ouverte au public

La Paris Fashion Week masculine, du 19 au 24 janvier, adopte à nouveau un format uniquement numérique pour suivre les consignes gouvernementales face à la pandémie de la Covid-19. Avec 68 défilés, Paris arrive à maintenir sa place de capitale de la mode. 

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France Télévisions Rédaction Culture
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Homme Plissé Issey Miyake 2020/21 à la Paris Fashion Week masculine, le 16 janvier 2020 (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

A Paris, 68 maisons présentent leur collection automne-hiver 2021-22 à la Fashion Week masculine du 19 au 24 janvier 2021. Contrairement à Londres où elle a été annulée et après une semaine de la mode "phygitale" à Milan ponctuée de vrais défilés (avec mannequins sur podiums mais sans public) diffusés en direct sur la plateforme de la Camera della Moda italiana, Paris a une offre riche, mais à nouveau, uniquement digitale.

En juillet 2020, la Fédération de la Haute Couture et de la Mode avait mis en place une Paris Fashion Week online où les collections masculines été 2021 avaient été présentées "sous la forme d'un film/vidéo créatif et libre" sur une plateforme dédiée. La FHCM reconduit ce dispositif : la plateforme Paris Fashion Week® est accessible au public tout en conservant des espaces réservés aux professionnels.

Des défections et des surprises

Seulement 68 maisons présentent leur collection, une jauge moindre par rapport aux précédentes saisons en dépit de l'ajout de 26 présentations aux 42 défilés (53 shows en janvier 2020). Parmi les défections, on note Acne Studio et Celine qui montreront leurs collections masculines à une date ultérieure. 

Habituellement, les journalistes reçoivent les cartons d'invitation sous format papier leur indiquant le jour et l'heure du show. Cette saison, le mail est privilégié mais la maison japonaise Issey Miyake a fait preuve d'originalité. C'est un mannequin Jonathan Eap, un habitué de ses campagnes de publicité et de ses défilés parisiens, qui a remis en main propre cette invitation aux journalistes. Le plus : il était vêtu d'une tenue de la nouvelle collection Homme Plissé pour l'automne-hiver 2021-22, à découvrir le 21 janvier dans une vidéo tournée au Japon. Une "démarche qui colle bien à l'image de la maison qui cultive un côté familial" a-t-il expliqué lors de la remise du pli. 

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Toujours de jeunes talents à découvrir 

A côté des griffes établies (Homme Plissé Issey Miyake, Walter Van Beirendonck, Louis Vuitton, Yohji Yamamoto, Dior Homme, Hermès, Paul Smith…) une nouvelle génération de créateurs rejoint le calendrier officiel pour la première fois. Ce sont souvent de jeunes labels, parfois inconnus du public et en recherche de reconnaissance. Cette saison, il faudra suivre LGN Louis-Gabriel Nouchi (France / 2017), Kolor (Japon / 2004), Taakk (Japon / 2013) et Wales Bonner (Grande-Bretagne / 2015) qui optent pour la formule du défilé. Les maisons Arturo Obegero (France / 2020), Basscoutur (France / 2018), Kidill (Japon / 2014) et Valette Studio (France / 2020) adoptant, quant à elles, la formule de la présentation. 

Y/Project repense son approche de la mode

Face à la crise sanitaire, les marques ont montré leur qualité d'adaptation. Ainsi la marque masculine et féminine Y/Project - derrière laquelle se cache depuis 2013 le créateur belge Glenn Martens, lauréat du grand prix de l’ANDAM 2017 - a pris "la décision de ne plus suivre le rythme extrême de quatre défilés par an". Résultat : elle fusionne ses collections masculines et féminines en une seule "plus durable" : la collection automne-hiver 2021-22 étant la première unifiée. Y/Project ne présentant désormais ses collections uniquement lors de la Fashion Week masculine.

En septembre 2017 et 2018, Glenn Martens a été choisi comme l’une des 500 personnalités les plus influentes de la mode selon The Business of Fashion. Ce créateur prône "la liberté de se vêtir à sa guise, d’expérimenter et de s’amuser sans aucune barrière"En juin 2020, la marque a lancé Evergreen, une collection permanente de pièces clés qui ne fera jamais l’objet de promotion.

De rares expositions 

Habituellement pas de Fashion Week sans exposition. Elles seront pourtant rares à se tenir en parallèle de la semaine de la mode. La Cité des sciences et de l'industrie à Paris propose son exposition "Jean", en format virtuel depuis le 18 décembre.

La Galerie Joyce, dans les jardins du Palais-Royal, accueille Ludovic de Saint-Sernin jusqu'au 31 janvier. Ce jeune designer français, diplômé en Design de Mode à l’ESAA Duperré, a lancé sa marque en 2017. Alors qu’il fait défiler principalement des mannequins hommes, chaque pièce est créée pour être portée également par des femmes. Autant que possible, il est important pour lui que tous les vêtements et accessoires soient faits en France. La galerie présente des œuvres d'artistes et d'amis ainsi qu'un espace boutique LDSS (prêt-à-porter, accessoires, bijoux, maillots de bain, sous-vêtements).

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