Avec la Fashion Week, le retour des défilés en présentiel booste l'activité dans la mode et l'événementiel

Jusqu'au 5 octobre, près d'une centaine de maisons présentent leur collection femme pour l'été. Avec le retour des défilés, c'est tout un système qui redémarre progressivement. 

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Radio France
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Durant la Fashion Week de Paris, les designers exposent leurs créations, comme au salon Tranoï. (DANIEL PIER / NURPHOTO)

Voilà 18 mois que Paris n'avait pas vu un tel ballet de limousines. À la faveur de la Fashion Week, organisée dans la capitale jusqu'au 5 octobre, devant le palais de Tokyo, on dépose les invités privilégiés pour le défilé du jeune nigérian Kenneth Ize, le premier de la semaine. "Pendant un an, c'était compliqué avec le Covid-19. Là, ça reprend, confirme un chauffeur. On a certains clients qui viennent directement pour la Fashion Week. On les a pendant dix jours. Ça faisait longtemps que ce n'était pas arrivé. Ça fait quand même plaisir de retravailler et de revoir un petit peu du monde." 

Non loin, John, "photographe depuis quelques années", abonde. "Là, c'est plutôt cool, parce qu'ils relancent les défilés en présentiel. Ils ont annoncé Naomi Campbell au Palais de Tokyo, il devrait y avoir plus de mouvements, ce qui nous a un peu manqué", explique-t-il, lui qui s'était habitué à "beaucoup de diffusions en digital"

Des centaines de millions d'euros de retombées 

Les professionnels venus d'Asie ne peuvent pas être présents en raison du Covid-19 mais les Européens, les Américains ou les Mexicains à l'image de Maria sont à Paris. Encore faut il pouvoir entrer. "Nous, on a une accréditation presse, mais on n'a pas l'invitation pour l'événement", explique la Mexicaine, pour qui revenir en présentiel est plus compliqué que de suivre les défilés en vidéo. "Avec la vidéo, tu peux rester chez toi tranquillement, regarder la vidéo, et c'est bon", sourit Maria. 

Il y a aussi le coût d'un défilé, de quelques centaines de milliers d'euros à plusieurs millions, qui freine peut-être la reprise. "D'habitude, à cette période-là, on fait environ 70 défilés en dix jours. Et là, on va en faire une trentaine", observe Fred Crasnier, qui dirige la plus grosse agence, Novelty, pour l'éclairage et la sonorisation des shows. "Ce qui nous sauve un peu, entre guillemets, c'est que ce sont les grosses maisons qui défilent surtout, estime-t-il, avec une technique un peu plus impressionnante, un peu plus plus lourde, une déco qui frappe fort, avec des effets, des budgets un peu plus importants, plus conséquents qu'avant le Covid".

D'ordinaire, la Fashion Week génère plus d'un milliard d'euros de retombées pour Paris. "On assiste vraiment à un fort retour du physique. On n'est pas revenu strictement à l'identique, mais ça se compte en centaines de millions en investissements", estime Pascal Morand, le président exécutif de la Fédération de la mode. "Il va y avoir également, dans la Fashion Week, en 'in' ou en 'off', 80 événements. Tout cela représente un événement considérable, générateur d'emplois, avec tout le travail des métiers qui environnent le créateur de mode. Sans compter, bien évidemment, tous les métiers qui sont liés à l'événementiel."

Le retour des défilés de mode, écoutez le reportage de Sophie Auvigne
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