Michel Houellebecq, l'écrivain qui peignait une société décadente

L'auteur aux multiples succès ne plaît pas à tout le monde, mais continue de marquer la littérature française par sa manière de peindre la société.

FRANCEINFO

Introverti, pessimiste, rase-les-murs... De la résignation à l'amertume, de la déprime à la dépression, pendant des années, Michel Houellebecq a subi comme beaucoup d'autres le diktat des nouvelles vérités. C'était le temps où il travaillait dans les services informatiques des tours de verre. Le temps où la vie ne s'envisageait que comme résignation. En 2010, il reçoit le plus prestigieux prix littéraire français, le prix Goncourt. Et lorsqu'il arrive sur place, lui qui n'use jamais des artifices des stars, en devient une.

Dépression, tourisme sexuel, décadence

Selon Agathe Novak-Lechevalier, auteure de Houellebecq, l'art de la consolation, "Michel Houellebecq rend compte de manière très forte de la souffrance des gens". "C'est vraiment le projet littéraire de Houellebecq, ce qu'il appelle aussi aller voir l'envers du décor, parler de ce que personne ne veut entendre parler. Il le fait, il le fait terriblement bien, et évidemment, il y en a certains que ça agace", ajoute-t-elle. Il aborde les thèmes de la dépression, du tourisme sexuel, d'une société globalement en décadence. Il a reçu la Légion d'honneur jeudi 18 avril.

L\'écrivain Michel Houellebecq à Paris, le 5 novembre 2014.
L'écrivain Michel Houellebecq à Paris, le 5 novembre 2014. (MIGUEL MEDINA / AFP)