Prix Albert-Londres : Allan Kaval, 82e lauréat, "un homme remarquable" selon le président du jury

Le 82e prix Albert-Londres a été décerné à Allan Kaval, journaliste du Monde, pour une série de reportage sur l’enfer syrien. "Un homme remarquable" selon le président du jury, Hervé Brusini.

Le 82e Prix Albert Londres a été remis au journaliste du quotidien Le Monde, Allan Kaval. Il avait réalisé une série de reportages en Syrie. Récemment, il a été blessé au Nagorny Karabakh, où s’affrontent l’Arménie et l’Azerbaïdjan. C’est donc en direct de sa chambre d’hôpital à Paris qu’il a pris part à la cérémonie. "C’est un journaliste absolument remarquable, d’une modestie totale, un homme de style, et quelqu’un d'une sincérité absolue", a témoigné le président du jury, Hervé Brusini sur France Télévisions.

Le journalisme au service de la démocratie

"Il y a des critères d’engagement, d’originalité, de style, de savoir être au plus proche de l’info. Il faut avoir l’amour des gens aussi", a énuméré Hervé Brusini qui a souligné l’importance du journalisme face aux théories du complot et aux fake-news. "Le journaliste doit relever la tête, dire qui il est, et ne pas subir les coups. Il est au service des autres et de la démocratie". Les autres distinctions ont récompensé Sylvain Louvet et Ludovic Gaillard pour leur documentaire "Sept milliards de suspects" sur Arte, qui décrit l’intrusion de la technologie dans la vie du quotidien. Quant au quatrième prix du livre, il a été remis à Cédric Gras, pour "Alpinistes de Staline" chez Stock. 

Un Syrien marche au milieu d\'immeubles très endommagés dans une rue de Zabdin, dans la région de la Ghouta orientale, à la périphérie de Damas, le 8 octobre 2018.
Un Syrien marche au milieu d'immeubles très endommagés dans une rue de Zabdin, dans la région de la Ghouta orientale, à la périphérie de Damas, le 8 octobre 2018. (LOUAI BESHARA / AFP)