Pour Depardieu, la censure de la taxe à 75% "ne change rien"

"Tout cela m’est complètement égal", a réagi l'acteur après la censure de l'article sur la contribution à 75% sur les revenus annuels de plus d'un million d'euros par les Sages.

L\'acteur français Gérard Depardieu, le 19 février 2010 à Berlin (Allemagne).
L'acteur français Gérard Depardieu, le 19 février 2010 à Berlin (Allemagne). (JOHN MACDOUGALL / AFP)

Gérard Depardieu ne reviendra pas. Malgré la censure samedi 29 décembre par le Conseil constitutionnel de la contribution à 75% sur les revenus annuels de plus d'un million d'euros, l'acteur français n'est pas décidé à revenir en France. C'est ce qu'il explique dimanche dans Le Parisien - Aujourd'hui en France.

Samedi, les Sages ont estimé que l'article 12 du projet de loi de finances pour 2013 qui comprenait la taxation à 75% des revenus dépassant un million d'euros annuel souffrait d'une "méconnaissance de l'égalité devant les charges publiques". De quoi faire revenir Gérard Depardieu, domicilé en Belgique pour des raisons fiscales ? Pas vraiment. 

"Tout cela m’est complètement égal. Cela ne change rien", explique l'acteur au Parisien. "Désabusé", il ajoute au sujet du flot de la polémique politico-people suscitée début décembre par son exil fiscal : "Il faut les laisser parler"

"Minable, vous  avez dit 'minable' ?"

En annonçant son installation à Néchin, en Belgique, Gérard Depardieu s'est attiré les foudres du Premier ministre. "Se mettre juste de l'autre côté de la frontière il y a quelque chose d 'assez minable", a asséné Jean-Marc Ayrault le 12 décembre, ajoutant : "Tout ça pour ne pas payer d'impôt"

S'estimant insulté, l'acteur français avait annoncé dans une lettre ouverte le 16 décembre avoir renoncé à son passeport à sa nationalité française. "Minable, vous  avez dit 'minable' ? Comme c'est minable", écrivait l'acteur dès l'entame de sa lettre. Avant de poursuivre : "Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté ! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis", soulignait-t-il. "Qui êtes vous pour me juger ainsi, je vous le demande M. Ayrault, 1er Ministre de M. Hollande, je vous le demande, qui êtes vous ?", lançait l'un des acteurs les mieux payés du cinéma hexagonal.