Paris 2024 : l'Américaine Alison Saar réalisera la sculpture olympique

Alison Saar entend créer une œuvre, qui célébrera les valeurs de l’olympisme et le visage multiculturel de la France en adoptant une démarche éco-responsable, en accord avec les Jeux de Paris.
Article rédigé par Falila Gbadamassi
France Télévisions - Rédaction Culture
Publié
Temps de lecture : 1 min
Alison Saar, entourée de Betye Saar (sa mère) et Kerry James Marshall au MOCA (Museum of Contemporary Art), le 11 mars 2017, à Los Angeles, Californie. (RACHEL MURRAY / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

La plasticienne américaine Alison Saar a été choisie par le Comité International Olympique (CIO) et la Ville de Paris "pour réaliser l’œuvre qui sera installée dans la capitale, témoignage de l'héritage des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024", indique le communiqué du CIO.

Dans le cadre du programme Olympic Art Visions, Alison Staar signera donc "la sculpture destinée à faire le lien entre la Ville lumière et la Cité des Anges", qui accueillera les prochains Jeux. Sa création, la première en dehors de son pays, sera dévoilée et inaugurée le 23 juin, date de la célébration de la Journée olympique.

"Hommage à la richesse multiculturelle qui dessine le visage de la France"

La sculptrice, qui vit à Los Angeles, s’est dite"honorée d'avoir été choisie pour créer la sculpture olympique". Elle espère que " (ce) cadeau pour les Parisiennes et les Parisiens, deviendra un lieu fédérateur et un symbole de l'esprit d'amitié et d'interconnexion entre les cultures et au-delà des frontières". Alison Staar souhaite, par le biais de cette œuvre, "(rendre) hommage à la richesse multiculturelle qui dessine le visage de la France d'aujourd'hui".

L'artiste américaine a été choisie pour "son engagement en faveur des valeurs olympiques et de la vision de Paris 2024 ainsi que pour la dimension éco-responsable de son projet", précise le communiqué du CIO. Elle compte ainsi faire appel "à des artisans français, non seulement pour réduire nos coûts et notre empreinte carbone, mais aussi pour soutenir l’artisanat et les fournisseurs français dont le savoir-faire est mondialement reconnu." Alison Saar a sculpté le premier monument new-yorkais honorant une femme noire, à savoir l’abolitionniste afro-américaine Harriet Tubman.

Dans le cadre de l'Olympiade culturelle, une autre œuvre sera présentée durant les Jeux olympiques. Il s'agit de la tapisserie réalisée par les Manufactures nationales de Gobelins à partir d'une œuvre de la Franco-iranienne Marjane Satrapi. La tapisserie sera exposée à partir du 21 juin à l'hôtel de la Marine, surplombant le parc urbain, place de la Concorde, où auront lieu les épreuves olympiques de skateboard et de breaking. L'œuvre rejoindra la collection du Musée des sports de Nice à l'issue des Jeux.

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