La 32e édition du festival de photojournalisme Visa pour l'Image ouvre ses portes samedi à Perpignan

Plusieurs des expositions de l'édition 2020 du festival sont notamment liées au réchauffement climatique. 

Article rédigé par
France Télévisions Rédaction Culture
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
Un mineur rentre chez lui à La Rinconada, Pérou. Un photo de James Whitlow Delano dans le cadre de l'exposition "Une planète noyée dans le plastique".  (JAMES WHITLOW DELANO)

Le festival de photojournalisme Visa pour l'image, maintenu malgré l'épidémie de Covid-19, s'ouvre samedi 29 août à Perpignan avec une vingtaine d'expositions, mais avec un public plus réduit et sans les traditionnelles soirées de projections, qui seront retransmises en ligne.

La conférence de presse de présentation de la 32e édition du festival, le plus important au monde, s'est tenue jeudi 27 août, dans la cité catalane sans la présence du président de l'association Visa, l'ex-ministre de la Culture Renaud Donnedieu de Vabres, et sans celle du nouveau maire de la ville, Louis Aliot (RN).

Des enfants jouent dans l’eau d’un forage privé, en Inde. Une photo de Bryan Denton dans le cadre de l'exposition "Sécheresse et déluge : comment le changement climatique modifie la mousson en Inde".  (Bryan Denton for The New York Times)

Un vingtaine d'expositions

"On va réussir à montrer une vingtaine d'expositions. La nouveauté, c'est l'absence de soirée (de projections) au Campo Santo, qui ont été annulées mais seront accessibles sur le site du festival", a affirmé Jean-François Leroy, directeur historique de ce festival du photojournalisme. Il s'est félicité toutefois de la "bonne nouvelle" du maintien du festival, malgré la situation sanitaire mondiale. Les professionnels auront aussi la possibilité de présenter des portfolios en virtuel, a-t-il indiqué.

Un homme récite un poème au milieu d’un groupe de manifestants à Khartoum, au Soudan. Une photo de Yasuyoshi Chiba dans le cadre de l'exposition "L'Afrique de Chiba".  (YASUYOSHI CHIBA / AFP)
Pour l'édition 2020, Visa a perdu certains partenaires, mais en a gagné d'autres, comme Google, et a bénéficié d'un "important financement" du ministère de la Culture, a annoncé Jean-François Leroy. Il a passé en revue quelques-uns des reportages présentés dans les salles d'expositions et notamment liés au réchauffement climatique.

"On recevra moins de monde"

"On recevra moins de monde. Les (photographes) Américains ne veulent pas venir, les Allemands ne viendront pas. Mais malgré tout, la chose dont je suis fier, c'est que samedi, on va inaugurer une vingtaine d'expositions", visibles jusqu'au 27 septembre, a indiqué le directeur. Interrogé sur la liberté des choix des reportages, Jean-François Leroy a répondu : "J'ai connu trois maires depuis le début du festival, Paul Alduy, Jean-Paul Alduy, et Jean-Marc Pujol. Aucun n'est intervenu sur nos choix. Cela va continuer."

Un homme à l'ascension d'un palmier dans l'Île de Combu, au Brésil. Une photo de Victor Moriyama dans le cadre de l'exposition "La déforestation de l'Amazonie".  (Victor Moriyama pour The New York Times)
Les photojournalistes ont également été touchés par la crise du coronavirus. Payés en salaires mais travaillant souvent pour plusieurs employeurs, ils peuvent bénéficier du chômage partiel, mais "beaucoup" n'y ont pas eu accès selon Claude Cécile, membre du bureau national du Syndicat national des journalistes (SNJ). "Soit ils ne remplissaient pas les critères" car ils n'avaient pas travaillé suffisamment pour le même employeur "leur situation étant déjà dégradée avant l'épidémie, soit ils ont été oubliés par les employeurs", déplore-t-il. Le festival Visa pour l'Image est l'occasion de remettre leur travail sur le devant de la scène. 

"Visa pour l'Image", le 32e Festival International du Photojournalisme à Perpignan se tient du 29 août au 27 septembre 2020 

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.