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Tour de France : c'est arrivé un 17 juillet… L'équipe Festina est exclue, un immense scandale de dopage éclate

Chaque jour durant le Tour de France 2022, franceinfo: sport vous replonge dans l'histoire de la course.

Article rédigé par franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
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Les Français Richard Virenque et Pascal Hervé sous le maillot de Festina, sur le Tour de Lombardie, le 17 octobre 1998. (PASCAL PAVANI / AFP)

Le vendredi 17 juillet 1998, le Tour de France connaît l'un des moments les plus sombres de son histoire. L'équipe Festina, au cœur d'un scandale de dopage naissant, est exclue de la compétition par le directeur de l'époque, Jean-Marie Leblanc, pour "manquement à l'éthique"Son leader, le populaire Richard Virenque, et tous ses coéquipiers doivent plier bagage dans une ambiance pesante qui suivra le peloton jusqu'à la dernière étape.

Tout a commencé neuf jours plus tôt, le 8 juillet, juste avant le départ de la Grande Boucle. Willy Voet, l'un des soigneurs de la formation française, est arrêté à la frontière franco-belge. Dans le coffre de sa voiture, on retrouve une cargaison de produits dopants (EPO, amphétamines, hormones de croissance, testostérone). Alors que la France vit au rythme des matchs de Zidane et de ses coéquipiers lors de la Coupe du monde, le Tour, lui, s'enfonce dans la honte et la suspicion.

Système de dopage médicalisé

Placé en garde à vue, Willy Voet passe aux aveux quelques jours plus tard et esquisse les contours d'un système de dopage organisé et structuré de Festina. Le médecin de l'équipe, Eric Rijckaert, et son directeur, Bruno Roussel, sont eux aussi interpellés, puis mis en examen et écroués. Ce dernier confirme les affirmations de Voet. 

C'est à la suite de ces aveux que l'exclusion de l'équipe est prononcée. Mais le lendemain, le 18 juillet, Virenque et ses lieutenants nient en bloc et se présentent à Saint-Priest-de-Gimel (Corrèze), bien décidés à prendre le départ du contre-la-montre, lors de la septième étape. Après une négociation surréaliste avec la direction de la course dans un petit café du coin, le natif de Casablanca convoque une conférence de presse improvisée et annonce, en larmes, que les coureurs acceptent de se retirer.

Mais l'affaire Festina continue de peser sur la Grande Boucle 1998, avec des perquisitions dans les hôtels et les camions de plusieurs équipes. En signe de protestation, les coureurs, en plein désarroi, mettent plusieurs fois pied à terre. Le peloton finit bien par rallier les Champs-Elysées, pour conclure une édition que les amateurs de vélo ont longtemps voulu oublier.

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