Tour de France Femmes 2023 : le col mythique du Tourmalet, la longue étape de Rodez, le contre-la-montre de Pau... Les étapes clés vues par les équipes

Le Tour de France Femmes s'élance dimanche de Clermont-Ferrand et se terminera une semaine et huit étapes plus tard, à Pau.
Article rédigé par Apolline Merle, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 4 min
Arrivée du Tour de France Femmes à Saint-Dié-des-Vosges, le 28 juillet 2022. (MAXPPP)

Une deuxième édition explosive. Cette année, le Tour de France Femmes va briller par son tracé encore plus varié que l'an passé. Les coureuses, qui partiront de Clermont-Ferrand (Auvergne-Rhône-Alpes) dimanche 23 juillet, rejoindront Pau (Pyrénées) le dimanche suivant avec, pour la première fois depuis le retour de cette compétition en 2022, un contre-la-montre. 

"Le départ de Clermont-Ferrand est bien sur important, car il s'agit d'une étape vallonnée. Les étapes de Rodez, du Tourmalet et de Pau avec le contre-la-montre seront décisives. Ensuite, on a des étapes pour les baroudeuses, pour les sprinteuses comme celle de Blagnac", détaille Marion Rousse, directrice du Tour de France Femmes.

"L'étape qui arrive à Rodez, précise-t-elle, est la plus longue du Tour, avec 177 km à parcourir, et dans les 60 derniers km, il n'y a pas un mètre de plat, telle une vraie classique. Cette étape peut vraiment réserver des surprises. Pour le reste, on a fait un tracé équilibré. On est là aussi pour faire découvrir un maximum de championnes, et donc leur permettre de briller sur des terrains différents."

"Il n'y aura pas de journée facile"

Si Gaël Le Bellec, directeur sportif de Cofidis, a bien réalisé une reconnaissance des principales étapes - contre-la-montre, Tourmalet et Rodez -, il a surtout en tête la complexité de ce parcours 2023. "Tout est très dur. Même les étapes qui paraissent un peu moins dures ont des difficultés regroupées sur une distance assez courte", analyse-t-il. "Chaque étape est assez difficile. Il n'y aura pas de journée facile, admet également Albert Timmer, entraîneur au sein de l'équipe DSM. L'année dernière, l'étape à Paris était plutôt facile, et nous avions également eu un ou deux jours assez détendus, ce qui n'est pas le cas cette année."

"Les étapes qui précèdent celle du Tourmalet pourront déjà influencer le classement général de manière assez importante."

Albert Timmer, entraîneur au sein de l'équipe DSM

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Il y aura d'ailleurs, selon Gaël Le Bellec, "très peu d'étapes qui vont arriver avec un sprint massif. Si les coureuses les plus fortes décident de faire la course sur presque toutes les étapes, ça peut vraiment mettre en difficulté une bonne partie du peloton". Marion Hérault-Garnier, consultante de France Télévisions, va même plus loin. "Il n'y a que des étapes clés. Se dire qu'il n'y a que l'étape du Tourmalet et celle du contre-la-montre qui vont compter serait une erreur, parce qu'il n'y a que huit jours de course, et que d'entrée de jeu, c'est quand même un parcours exigeant. La première arrivée (à Clermont-Ferrand) est clairement pour les puncheuses. Il y aura déjà des occasions de créer des écarts."

Du mouvement d'entrée de jeu

Surtout, les coureuses ont en tête d'éviter la répétition du scénario de l'an passé, où la course s'est révélée serrée jusque dans les dernières étapes de montagne où la Néerlandaise Annemiek van Vleuten, et future lauréate, a asphyxié tout le monde pour l'emporter. "On imagine donc que les concurrentes de van Vleuten n'attendent justement pas le Tourmalet pour se faire prendre au piège. Je pense donc que l'on verra beaucoup de mouvements d'entrée de jeu", appuie Marion Hérault-Garnier.

Avec ce tracé, le droit à l'erreur ne sera pas permis pour les équipes qui visent le classement général, comme l'explique Stephen Delcourt, manager général de la FDJ-Suez.  "La première et la deuxième étape sont très dures. Il peut déjà y avoir des écarts à l'issue de ces deux étapes. La troisième est très piégeuse sur la petite route de Lascaux. L'étape 4 est vraiment dure, car il s'agit de la plus longue, et sur la sixième, selon où est le vent, tout est possible", synthétise Stephen Delcourt, qui a reconnu l'ensemble des huit étapes avec son équipe.

"Finalement, avec ce tracé, d'autant plus avec l'arrivée du chrono, ils ont voulu faire un Tour de France beaucoup plus complet, que l'on peut perdre quasiment tous les jours."

Stephen Delcourt, manager général de la FDJ-Suez

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"On ne peut pas dire qu'on maîtrise une étape ou une autre, parce que le parcours est dessiné de telle façon à ce que toutes les étapes puissent être assez surprenantes et piégeuses", reconnaît Morgane Coston, sous le maillot de Cofidis depuis 2022. "Il faudra être vraiment vigilante tout le temps, car tout pourra très vite changer. Il n'y aura pas d'étapes où on pourra être plus tranquilles", confirme Juliette Labous, leader de l'équipe DSM.

Finalement, c'est peut-être Gaël Le Bellec, directeur sportif de Cofidis, qui résume le mieux la situation. "Il ne fait pas de doute que le Tour va se gagner sur le Tourmalet et le contre-la-montre. Mais la course peut se perdre sur n'importe quelle autre étape."

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