Vendée Globe : qui sont les favoris de la 9e édition qui démarre dimanche ?

Parmi les navigateurs qui vont partir faire le tour du monde, il y a des skippers expérimentés et quelques nouveaux. 

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Radio France
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Jérémie Beyou sur son bateau en septembre 2020.  (THOMAS BREGARDIS / MAXPPP)

Ils sont amarrés depuis trois semaines au ponton des Sables d’Olonne. Dimanche 8 novembre, les 33 bateaux du Vendée Globe prendront le large pour le départ de ce tour du monde en solitaire et sans escale. Qui va succéder à Armel le Cléac’h, vainqueur il y a quatre ans après 74 jours passés en mer ? Le plateau des prétendants est très fourni cette année avec une nouvelle génération de bateaux "volants" très performants et très rapides. 

L'expérience d'Alex Thomson et de Jérémie Beyou

Il en rêve de cette victoire. Le Britannique Alex Thomson va s’élancer pour son 5e Vendée Globe à bord d’un bateau tout neuf. Après avoir terminé 3e il y a huit ans, 2e lors de la précédente édition, sa persévérance pourrait payer cette année alors qu'aucun navigateur étranger n’a remporté le Vendée Globe en huit éditions.  "Troisième puis deuxième, vous voyez bien ce qu'il me reste à faire, assume le Gallois. Bien sûr que je veux gagner cette course, j'y pense tous les jours depuis vingt ans. Il est difficile de mettre des mots sur ce que signifierait une victoire. Avec l'équipe et ce bateau, nous avons mis toutes les chances de notre côté pour le succès." 

Parmi les autres favoris, il y a Jérémie Beyou. Lui aussi est un vétéran du Vendée Globe puisque c'est sa 4e participation après un podium en 2017. Sa monture est l’une des plus spectaculaires de la flotte. Préparé comme jamais, il assume d’embarquer avec lui la pancarte de favori. "Vu le bateau, la préparation et l'expérience que j'ai, c'est une place à laquelle on peut prétendre, explique-t-il à franceinfo. Maintenant, on y prétend, d'ici à ce que ça se passe, il va falloir fournir beaucoup d'efforts, faire très peu d'erreurs sur l'eau et avoir un petit peu de chances", poursuit-il. "On sait tous que pour gagner un tour du monde, il faut que les planètes soient parfaitement alignées."

Des bizuths ambitieux 

Un bizuth refera-t-il le coup de François Gabart il y a huit ans : 1er Vendée Globe et une victoire au bout. Le Havrais Charlie Dalin, le Nantais Armel Tripon ou le natif des Sables d’Olonne Sébastien Simon ont tous un point commun : un bateau neuf taillé pour aller vite. Sébastien Simon se veut ambitieux : "Mon principal objectif est d'arriver au bout de ce Vendée Globe parce que je pense qu'avec toutes les ressources que j'ai pu y mettre, je ne m'en remettrais pas si j'échouais sur ce tour du monde." 

Cependant, Sébastien Simon le sait aussi : "Il y a des choses qui sont indépendantes de ma volonté", dit-il. "Un top 3, je serais hyper fier, mieux, je saisirai l'occasion si elle se présente. Il faut une part de réussite, peut-être que ce sera mon moment", poursuit-il. Mais ces pronostics pourraient voler en éclat car la statistique est cruelle : en moyenne, un bateau sur deux n’arrivera pas à bon port à cause des avaries.

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