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Saint-Tropez : rencontre avec un passionné de vieux gréements

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Saint-Tropez : rencontre avec un passionné de vieux gréements
france 3
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France Télévisions

Les passionnés de vieux gréements sont chaque année plus nombreux à se retrouver dans le golfe de Saint-Tropez (Var) pour faire revivre un héritage.

Tous les automnes, le golfe de Saint-Tropez (Var) devient le rendez-vous des plus beaux yachts de tradition du monde. "'Nan', c'est un véritable bateau de course de l'époque. Ce qu'on voit aujourd'hui, des bateaux en carbone - à Saint-Tropez, il y en a partout tout autour de nous - ce sont des bateaux de course modernes", explique Philippe Menhinick, propriétaire du bateau "Nan". L'aventure commence un soir de 1998 : Philippe, qui navigue alors sur Internet, tombe sur un site où "on vendait un bateau en bois pas cher. Il décide alors d'aller voir le bateau. Arrivé à quai, il découvre son nom : "Nan". "Je savais qu'on avait eu un bateau qui s'appelait "Nan" dans la famille. C'était celui de mon grand-père! Je décide d'acheter le bateau! Il n’était pas cher du tout! Mais le problème, c'est qu'il était pourri", explique-t-il.

Six mois d'enquête, 21 mois de travaux

Pour marcher sur les traces de son grand-père et reconstruire "Nan" à l'identique, Philippe doit retrouver les plans originels. Des heures de téléphone, des voyages, des rencontres, une quête impossible, excepté pour un breton exalté. Après six mois d'enquête, les plans sont retrouvés. La restauration peut commencer ou presque... Pour Philippe, il reste une personne à convaincre : sa femme. "Deux enfants à l'époque, ma femme enceinte du troisième, et je lui dis : 'Je suis tombé sur le bateau de mon grand-père. (...) Si on veut y arriver, il faut qu'on vende la baraque. On lance la rénovation, et pour le reste, on va se débrouiller, on verra'. Elle me répond :  'Banco on y va.'" Philippe crée ainsi son chantier naval : avec trois copains professionnels, ils se lancent dans la reconstruction. Journées à rallonge, nuits blanches... Après 21 mois de labeur, Nan quitte le chantier refait à neuf, tel qu'il était sorti des chantiers en 1896.

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