VIDEO. Tour de Fance : le chauffeur du bus bloqué sur la ligne d'arrivée témoigne

Le conducteur qui a encastré l'autocar de l'équipe Orica dans le portique d'arrivée lors de la première étape explique qu'il était "un peu en retard" mais assure avoir "suivi les règles de l'organisation".

Le chauffeur de l'équipe Orica se souviendra longtemps de son premier Tour de France au volant d'un bus. C'est lui qui a encastré l'autocar de la formation australienne dans le portique d'arrivée et bloqué la ligne d'arrivée, quelques minutes seulement avant le final de la première étape de la 100e Grande Boucle, samedi 29 juin, à Bastia en Corse. Dimanche 30 juin, il a donné sa version des faits à France Télévisions.

"J'étais un peu en retard", a-t-il expliqué, contrit. Mais il l'a assuré : "J'ai suivi les instructions que l'organisation m'avait donné. J'avais eu l'autorisation de passer la ligne d'arrivée". Et le conducteur a poursuivi : "Quand je suis arrivé sur la ligne d'arrivée, j'ai vu que le portique était un peu bas. Mais tout le monde me disait : 'vas-y avance, avance'. J'avais vu que les autres devant moi étaient passés et j'ai fait exactement la même chose. Mais, pas de chance, le portique avait été baissé." 

"Je n'ai rien fait de spécial", s'est-il défendu. "Je n'ai pas pris une décision personnelle. J'ai suivi les règles de l'organisation." Si l'équipe a écopé d'une amende de 2 000 francs suisses (1 626 euros) de la part du jury des commissaires du Tour de France pour "non-respect des horaires", lui a été épargné. "Il a déjà été assez puni comme ça !", a déclaré à l'AFP un membre de l'organisation.

Le bus de l\'équipe Orica encastré dans le portique d\'arrivée lors de la première étape du Tour de France, le 29 juin 2013 à Bastia, en Corse.
Le bus de l'équipe Orica encastré dans le portique d'arrivée lors de la première étape du Tour de France, le 29 juin 2013 à Bastia, en Corse. (BELGA MAG / AFP )