VIDEO. Le Tour de Thomas Voeckler. "L'échauffement sera primordial" avant d'entamer cette étape très physique

Un effort court sur 65 kilomètres, mais extrêmement physique et dense. Voilà ce qui attend les coureurs du Tour de France mercredi. À cette occasion, il sera peut-être l'heure des explications entre favoris.

Cette vidéo n'est plus disponible

Après avoir parcouru 218 kilomètres entre Carcassonne et Bagnères-de-Luchon - une étape remportée par le Français Julian Alaphilippe - les coureurs du Tour de France s'attaquent mercredi 25 juillet à la 17e étape. Il s'agit de la plus courte de cette édition. Au programme : 65 kilomètres seulement entre Bagnères-de-Luchon et Saint-Lary-Soulan. Une étape avec trois ascensions, deux cols de première catégorie et une arrivée au col du Portet qui est classé hors-catégorie.

Une étape très dense et très physique

"Comme un contre-la-montre, l'échauffement sera primordial", analyse Thomas Voeckler, consultant pour franceinfo. "La complexité de cette étape, c'est ce format très court et ce départ en côte avec la veille une étape de plus de 215 kilomètres. Même les favoris et les coureurs les plus expérimentés du Tour ne sauront pas comment vont réagir leurs jambes au départ", estime l'ancien maillot jaune.

Une partie de l'étape se jouera avant le départ. "Les coureurs vont faire des efforts très conséquents pour habituer le corps. Vous n'allez pas voir un seul coureur qui va rester dans son bus jusqu'à cinq minutes du départ. C'est complètement différent qu'une étape en ligne classique", explique Thomas Voeckler.

Un départ en ligne pas commun

Autre particularité de cette étape, outre son format très court : le départ se fera en fonction du classement des coureurs. Priorité donc à Geraint Thomas et Christopher Froome, les deux premiers au général et coéquipiers chez Sky. Thomas Voeckler n'y voit pas une donnée très importante pour la course. "Ce n'est pas forcément quelque chose qui sera déterminant. Si la route était étroite et qu'on ne pouvait pas doubler les coureurs, ça deviendrait déterminant. Mais le col de Peyresourde est large au pied", confie le consultant de franceinfo.

L'interrogation demeure sur la capacité des équipiers des leaders à rapidement revenir en tête de course. "Il faudra, au bout d'un à deux kilomètres, que les équipiers qui sont mal classés au général donc mal classés sur la grille de départ reprennent leur place auprès de leur leader. Mais la route est suffisament large pour créer du passage, ça va limiter la casse", estime Thomas Voeckler.

Au petit jeu des pronostics, Thomas Voeckler voit Dan Martin bien figurer. L'Irlandais a déjà remporté une étape sur le Tour de France, à Mûr-de-Bretagne. "C'est tout à fait le format d'étape qui lui convient", explique Voeckler. Mais un favori du Tour pourrait aussi être tenté de mettre le feu. "Un leader du général peut se permettre d'attaquer au départ sans avoir de retour de bâton tout de suite. L'étape n'est pas très longue. On ne se lance pas dans une chevauchée fantastique. Ça peut faire envie", conclut Thomas Voeckler.

Des cyclistes sur le Tour de France durant l\'ascension du col du Portillon entre Carcassonne et Bagnères-de-Luchon, mardi 24 juillet 2018.
Des cyclistes sur le Tour de France durant l'ascension du col du Portillon entre Carcassonne et Bagnères-de-Luchon, mardi 24 juillet 2018. (JEFF PACHOUD / AFP)