US Open : Serena Williams écope d'une amende de 17 000 dollars après la finale polémique

Au cours de sa finale perdue contre la Japonaise Naomi Osaka (6-2, 6-4), l'Américaine avait été avertie pour "coaching", "bris de raquette", puis "insulte".

Serena Williams lors de la finale de l\'US Open, à New York, le 8 septembre 2018.
Serena Williams lors de la finale de l'US Open, à New York, le 8 septembre 2018. (KENA BETANCUR / AFP)

Serena Williams a écopé de 17 000 dollars d'amende en raison de ses trois avertissements reçus en finale de l'US Open samedi 9 septembre, marquée par son emportement contre l'arbitre qu'elle avait qualifié de "voleur", selon selon le rapport des amendes établi par le tournoi.

Au cours de sa finale perdue contre la Japonaise Naomi Osaka (6-2, 6-4), l'Américaine avait été avertie pour "coaching", "bris de raquette", puis "insulte". Le premier lui vaut 4 000 dollars d'amende, le second 3 000 dollars et le troisième 10 000 dollars.

"Je n'ai jamais triché de ma vie"

Tout avait commencé quand Serena avait reçu un premier avertissement pour "coaching", interdit en match, en début de deuxième set, à 1-0, 40-15, service Osaka. Avait suivi une discussion musclée en plusieurs épisodes avec l'arbitre de chaise, le Portugais Carlos Ramos, qui s'était envenimée au fur et à mesure.

"Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre", s'était défendue sur-le-champ la cadette des soeurs Williams. "C'est incroyable. Je n'ai pas reçu de 'coaching'. Je n'ai jamais triché de ma vie. Vous me devez des excuses", avait-elle repris au changement de côté, outrée.

C'est après un second avertissement reçu pour avoir fracassé sa raquette après avoir été débreakée, qui lui a valu un point de pénalité, que Serena est sortie de ses gonds."Vous attaquez ma personne. Vous avez tort. Vous n'arbitrerez plus jamais un de mes matches. Vous me devez des excuses. C'est vous le menteur", avait-elle lancé.

"Vous êtes un voleur. Vous m'avez volé un point", avait-elle accusée. C'est à ce moment-là que l'arbitre portugais lui infligeait un troisième avertissement, synonyme de jeu de pénalité, une sanction rare à ce niveau. Deux jeux plus tard, la star américaine s'inclinait dans la confusion et voyait son rêve d'égaler le record absolu de titres en Grand Chelem (24), s'envoler. "Il suppose que j'ai triché, et je n'ai pas triché", avait-elle réaffirmé en conférence de presse un peu plus tard.