Tennis : trois raisons de ne pas enterrer Rafael Nadal trop vite

De retour de blessure, l'Espagnol réalise un début de saison catastrophique. A un mois de Roland-Garros, Francetv info vous donne trois raisons de garder espoir en Rafael Nadal. 

Le tennisman Rafael Nadal lors de sa victoire contre Nicolas Almagro, le 22 avril 2015, à Barcelone. 
Le tennisman Rafael Nadal lors de sa victoire contre Nicolas Almagro, le 22 avril 2015, à Barcelone.  (MIQUEL LLOP / CITIZENSIDE / AFP)

"Méconnaissable" pour L'Équipe. "Un désastre", pour Eurosport. Au lendemain de la défaite de Rafael Nadal dès le troisième tour du tournoi de Barcelone, jeudi 23 avril, contre l'Italien Fabio Fognini (30ème mondial), la presse s'inquiète de l'état de forme du roi de la terre battue.

À un mois du tournoi de Roland-Garros, et après plusieurs défaites consécutives ces derniers mois, peu de voix se font entendre pour défendre le champion. Francetv info se fait l'avocat du diable, et vous donne trois raisons de douter de ces oiseaux de malheur.

Il va monter en puissance

Eloigné des terrains pendant plus de trois mois pour cause d'une blessure au poignet, Rafael Nadal a été victime d'une appendicite cet automne. Après son match contre Fognini, l'Espagnol a voulu rassurer sur son état de santé : "Mes problèmes physiques sont de l'histoire ancienne, je m'entraîne bien, je me sens bien".

"Il lui suffit de retrouver ses sensations pour que ça reparte", estime, confiant, Lionel Chamoulaud, journaliste sportif à France Télévisions. "À moins d'un tirage particulièrement malchanceux à Roland-Garros, il va monter en puissance", ajoute-t-il, convaincu que "Rafa" pourra revenir très vite à un haut niveau.

"Ce sera des matchs en cinq sets, sur la durée, il a le temps de se refaire plus facilement. Plus le tournoi sera lancé, meilleur il sera", complète Alain Solvès, adjoint à la Direction technique nationale de la Fédération française de tennis, interrogé par francetv info.

Il a l'expérience

Malgré ses récentes contre-performances, Rafael Nadal possède le record du nombre de victoires à Roland-Garros. Depuis 2005, il a atteint neuf fois sur dix la finale, en remportant à chaque fois le trophée. Autant dire qu'il n'est pas exactement un bleu. "A Roland-Garros, l'avantage c'est qu'il a le monopole et l'expérience, estime Alain Solvès. Il saura gérer l'évènement."

Et peu importe si l'Espagnol traverse actuellement une sérieuse période de doute. "C'est un type en or, il va gamberger et chercher des solutions. C'est un problème comme il les aime", estime Lionel Chamoulaud.

Il va s'habituer à sa nouvelle raquette

Les problèmes matériels, ça compte aussi. Depuis le début de sa saison sur terre battue, Rafael Nadal joue avec une nouvelle raquette, comme le soulignent nos confrères de francetv sport. Une raquette connectée, qu'il semble avoir encore du mal à la manipuler.

Car changer de raquette change également les sensations. "Je sens que je n'ai pas ma confiance habituelle : je ne sais pas, quand je vais frapper la balle, si je vais la mettre où je le souhaite", a-t-il expliqué après sa défaite contre Fognini. "Il n'arrive pas à comprendre pourquoi sa balle n'avance pas plus vite, pourquoi il n'arrive pas à faire mal comme avant aux autres. S'il lui manque trois grammes dans sa raquette, il peut le dire", décrit Lionel Chamoulaud. "Il doit retrouver l'équilibre de la raquette, ça prend un peu de temps", rassure Alain Solvès. 

Pour être fin prêt d'ici à Roland-Garros, "Rafa" a désormais un mois, quasi jour pour jour, pour corriger le tir.