Roland-Garros 2021 : insubmersible, Novak Djokovic sort Matteo Berrettini en quatre sets et rejoint Rafael Nadal en demi-finales

Le numéro un mondial s'est défait mercredi soir de l'Italien pour rallier le dernier carré porte d'Auteuil.

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France Télévisions
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Novak Djokovic s'est qualifié ce mercredi en demi-finales de Roland-Garros.  (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Sans surprise, Novak Djokovic a battu Matteo Berrettini (N°9 à l'ATP), mercredi 9 juin, en quatre manches (6-3, 6-2, 6-7, 7-5) et 3h29 de jeu. Le numéro un mondial, qui a souffert par intermittence, n'a jamais paniqué et se qualifie en demi-finales de Roland-Garros. Le tout dans une arène surchauffée, de nouveau en soirée et toute acquise à l'Italien. 

Il plie, parfois, mais ne rompt jamais. C'est la force d'un numéro un mondial, sûr de ses forces. Du haut de ses 34 ans, Novak Djokovic ne changera plus. Toujours aussi nerveux sur le court, animé par une rage de vaincre certaine, mais surtout toujours aussi insatiable dans l'échange, le Serbe aime se nourrir de ce qui pourrait l'énerver, le tendre. Et face à Matteo Berrettini, il était servi. 

Djokovic seul contre tous

La première "night session" de la quinzaine parisienne avec du public a ainsi ravivé les tensions qu'il pouvait entretenir avec les fans de la porte d'Auteuil. Et c'est monté crescendo, dès le milieu de la première manche, quand l'Italien, d'abord incapable de convertir ses quelques occasions de breaker son adversaire (0 sur 3), a cru sortir un point de toute beauté sur un contre amorti bien senti (3-1).

Moment choisi par l'homme aux 18 titres en Grand Chelem, à égalité sur son service, pour provoquer un public déjà contre lui. Dans la foulée, comme souvent évidemment, le Djoker a sorti sa plus belle farce de champion : un ace et un gros service gagnant. Le break confirmé, le numéro un mondial, qui pouvait s'appuyer sur une première balle incassable (74%) était définitivement lancé vers un succès certain. D'autant plus, qu'après avoir pris la première manche en 52 minutes, Novak Djokovic a encore accéléré, au même rythme que les huées à son encontre.

Un 2e set presque parfait

Comme à son habitude, le vainqueur de l'édition 2016 des Internationaux de France s'est régalé à répondre au public hostile par une véritable démonstration. Après avoir amusé la galerie, en étant accroché par un Berrettini trop souvent spectaculaire mais pas suffisamment efficace, Djokovic, de son fond du court, a déroulé son tennis dès le début de deuxième manche finalement bouclée en 36 minutes.

Deux breaks validés en deux occasions, aucune concédée, un filet pris avec justesse (5 points sur 5 montées), un service encore plus fiable (86% de points gagnés sur 2e service) mais surtout deux petites fautes directes lâchées seulement dans le huitième jeu : le meilleur joueur de la planète ne voulait plus s'éterniser sur l'ocre du Philippe-Chatrier.

Et pourtant... Ce fut sans compter sur l'abnégation, et la force de caractère du 9e mondial. Les nombreux "Matteo ! Matteo ! Matteo !" qui sortaient vigoureusement des travées du Central, à la moindre occasion, ont fini par remettre Berrettini, sur de bons rails. Plus mobile derrière sa ligne, plus précis dans ses frappes (23 coups gagnants dans ce seul 3e set), le Romain est parvenu à amener le paria du soir là où il le voulait : le jeu décisif. Une stratégie payante puisque le dernier finaliste à Madrid a tenu bon, et a même pris l'ascendant (7-5) au bout d'une heure d'un rude combat.

Et soudain, le silence

Imperturbable et relancé après le départ du public au couvre-feu légal de 23h00, Djoko est revenu des vestiaires plus concentré que jamais. Menant 3-2, service à suivre pour son adversaire, le numéro un à l'ATP a pris quelques minutes pour se remettre dedans. Dans un silence de cathédrale, particulièrement troublant après environ 3h00 de folie en tribune, le Serbe a breaké son adversaire en fin de partie avant d'exulter.

"C'était différent quand les gens sont partis, on a du retrouver la motivation pour jouer, c’est très spécial" a concédé l'heureux vainqueur du soir avant de poursuivre : "C'était une grande bataille ce soir, il [Berrettini] joue avec beaucoup de puissance et de vitesse [...] Je suis très content de ce que j'ai fait ce soir". 

Un cri de rage au terme d'une nuit rocambolesque. Nul doute que Novak Djokovic ne voulait pas manquer une potentielle occasion d'affronter le maître des lieux, Rafael Nadal, pour un choc, entre ténors tant attendu, vendredi.

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