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Madrid : le phénomène Carlos Alcaraz domine son idole Rafael Nadal et file en demi-finale

Le duel 100% espagnol entre le roi de la terre battue et le jeune prodige a tourné en faveur du Murcien de 19 ans. Il retrouvera Novak Djokovic en demi-finale.

Article rédigé par Justine Saint-Sevin, franceinfo: sport
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
Le jeune espagnol de 19 ans, Carlos Alacaraz, est venu à bout du légendaire Rafael Nadal, en quarts de finale du Masters 1000 de Madrid, vendredi 6 mai 2022. (OSCAR DEL POZO / AFP)

Oui, Rafael Nadal, qui lançait à Madrid sa saison sur terre battue après un gros mois de pause pour se remettre d’une blessure à la côte, manquait peut-être un peu de rythme. Il n’était sans doute pas tout à fait au point pour opposer l’étendue de son talent à l’explosif et créatif Carlos Alcaraz (9e mondial). La performance de ce dernier n’en est pas moins immense. Malgré une chute en début de deuxième set où il n’a été que l’ombre de lui-même, le prodige de 19 ans a fini par renverser la tendance pour s’imposer (6-2, 1-6, 6-3) en quarts de finale du Masters 1000 de Madrid, vendredi 6 mai.  

Tranchant, adroit, efficace sur les points décisifs, Alcaraz s’est défait d’un duel âpre en début de match pour s’adjuger la première manche (6-2) grâce à une succession d’amortis et une balle assez lourde pour scotcher Nadal à sa ligne de fond.

Touché à la cheville à l'entame du deuxième set après une chute, Alcaraz a perdu le fil (6-1) avant de se reprendre pour décrocher sa première victoire face à son modèle. Un succès qui survient un an après avoir été défait en deux sets secs (6-1,6-2) pour leur première confrontation. Une victoire qui lui permettra de retrouver le numéro un mondial Novak Djokovic en demi-finale.

La consécration après une progression fulgurante 

Un succès qui permet surtout au protégé de Juan Carlos Ferrero de valider ses progrès. La défaite, concédée il y a un an sur ces mêmes terres ibériques, a servi de déclic. "Je me souviens être arrivé très nerveux, ne pas m'être senti bien sur le court, ne pas m'être trouvé, ne pas savoir contrôler les choses aussi bien mentalement que physiquement, et je l'ai payé. maintenant", se remémorait Carlos Alcaraz avant la rencontre de ce vendredi. "Je suis un joueur totalement différent, capable de gérer mes émotions, de gérer les différents moments d'un match", ajoutait-il.

L'Espagnol a eu l'occasion de le prouver sur ce quart de finale. D'abord en remportant le bras de fer du début de rencontre, ensuite en ne lâchant pas le match malgré un cheville strappée suite à sa chute. Certes, Alcaraz a grimacé et a laissé transpaître sa frustration face à un fait de jeu qui aurait pu lui coûter la partie, mais il s'est surtout remobilisé pour s'imposer en patron. On pense notamment à ce jeu blanc décroché sur le service de Nadal pour mener 3-1 dans le troisième set. Si la cheville tient, la demi-finale face à Djokovic promet d'être épique.

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