Coupe Davis : France-Canada en Guadeloupe, une première pour les Antilles

Les matchs auront lieu au vélodrome Amédée-Détraux, du 4 au 6 mars. Le capitaine de l'équipe de France, Yannick Noah, réclamait des matchs sur terre battue et en plein air. Au mois de mars, seules les Antilles pouvaient répondre à cette demande.

Le capitaine de l\'équipe de France de tennis, Yannick Noah, lors d\'une conférence de presse à Paris, le 2 novembre 2015.
Le capitaine de l'équipe de France de tennis, Yannick Noah, lors d'une conférence de presse à Paris, le 2 novembre 2015. (STEPHANE ALLAMAN / AFP)

C'est une première pour les Antilles. Le premier tour de la Coupe Davis aura lieu dans la ville guadeloupéenne de Baie-Mahault, du 4 au 6 mars, à l'occasion de la rencontre entre la France et le Canada. Les matchs seront disputés au vélodrome Amédée-Détraux.

Le bureau fédéral de la FFT n'a pas retenu les candidatures de Fort-de-France (Martinique), Rouen (Seine-Maritime) et Albertville (Savoie). "Je suis ravi que ce premier tour se déroule en Guadeloupe. C'est une première historique. Je dis un grand merci à Yannick Noah et aux joueurs qui sont à l'origine de cette initiative", a souligné le président de la FFT, Jean Gachassin.

Un important surcoût financier

A l'origine, la fédération n'avait sollicité que des villes métropolitaines et devait rendre sa décision le 13 novembre. Mais sur l'insistance de Yannick Noah, un report a été décidé, afin de laisser le temps à un département des Antilles de préparer un dossier. La ville de Baie-Mahault a été la plus rapide. Puis Fort-de-France a relancé le suspense en entrant dans le jeu vendredi dernier, à la date limite du dépôt des candidatures.

De retour à la tête de l'équipe de France, Yannick Noah voulait disputer ce duel sur terre battue et en plein air, afin de limiter les chances du "frappeur" canadien Milos Raonic, 14e mondial et plus à l'aise sur surface rapide. Seul l'outre-mer pouvait offrir ce type de conditions début mars. Mais l'organisation de l'événement va impliquer un surcoût de l'ordre d'un million d'euros (500 000 pour l'aménagement du stade et autant pour acheminer la terre battue), financé par les collectivités territoriales.