Tennis : avec le retour de son ancien entraîneur, Caroline Garcia ressent "une énergie positive" au moment d'aborder le WTA 1000 de Madrid

Numéro 5 mondiale, Caroline Garcia est exemptée de premier tour à Madrid, et affrontera la Kazakhstanaise Yulia Putintseva au deuxième tour, jeudi ou vendredi.
Article rédigé par franceinfo: sport - De notre envoyée spéciale à Madrid (Espagne), Inès Lagdiri-Nastasi
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min
Caroline Garcia, lors de son quart de finale au tournoi de Stuttgart, le 21 avril 2023. (ROB PRANGE / AFP)

On prend le même et on recommence. Après un début de saison en dents-de-scie, Caroline Garcia a décidé de reprendre sa collaboration avec Bertrand Perret, son entraîneur sur la quasi-intégralité de la saison 2022. Sa préparatrice physique et kiné, Laura Legoupil, a en revanche quitté son équipe fin mars, et la Française cherche encore son ou sa remplaçant(e), mais elle aborde le WTA 1000 de Madrid avec l'envie de bien faire sur la terre battue, pour préparer au mieux Roland-Garros. 

Comment vous sentez-vous depuis votre arrivée à Madrid ?
Caroline Garcia : On a eu quelques jours d’entraînement. C’est la première fois en extérieur depuis trois semaines, c’est forcément différent et en plus ici il y a l’altitude. Mais je n’étais pas là l’année dernière donc je suis très heureuse d’être de retour. C’est un tournoi que j’apprécie, très rapide, j’ai eu des bons résultats en simple et en double (une demi-finale en simple en 2018 et un victoire en double en 2016 avec Kristina Mladenovic). J’adore l’énergie de l’Espagne, c’est un pays où je me sens bien (elle a des origines espagnoles).

La coupure a été courte entre la Billie Jean King Cup et Stuttgart. Comment avez-vous géré cet enchaînement ?

Ça été difficile pour moi de passer de la Billie Jean King Cup à Stuttgart aussi vite. J’ai joué des matchs longs avec l’équipe de France, mon corps l’a vraiment senti. Donc l’ajustement à Stuttgart s’est fait dans la précipitation. C’est un court très glissant donc l’adaptation n’est pas évidente. Pour l’instant je n’ai joué que deux matchs sur terre battue donc je suis contente de passer à l’extérieur, de jouer sur de supers courts, rapides. Il faut s’adapter à l’altitude car ça vole un peu ici donc j’ai besoin d’un peu de temps mais je ferai de mon mieux.

A Stuttgart vous aviez semblé diminuée physiquement, avec une élimination en quart de finale. Vous aviez fait appel au kiné pour une douleur aux abdominaux. Est-ce derrière vous ?

Oui la semaine en Billie Jean King Cup avait été dure et intense donc le corps a énormément souffert. Mais ça va mieux, aujourd’hui j’ai pu servir à 80/90% aujourd’hui donc je suis plutôt contente de l’évolution.

Cela fait quelques semaines que vous retravaillez avec Bertrand Perret, avez-vous remis en place votre fonctionnement d’avant ou vous faîtes les choses différemment ?

Quand tu as un changement dans ton équipe, ça apporte toujours une énergie positive car c’est un truc nouveau. Comme ça a toujours été le cas, le langage de Bertrand sur le court par rapport à mon jeu fonctionne bien. On se comprend, c’est assez fluide donc ça me donne de la confiance. On ne travaille pas exactement pareil parce que les choses évoluent, mais le principe de l’entrainement, de mon style de jeu et la façon dont on a envie de le développer, c’est dans la lignée de ce qu’on a fait l’année dernière.

Où en êtes-vous sur la restructuration globale de votre équipe ?

J’ai fait un essai avec une kiné la semaine dernière, je fais un essai avec une autre kiné ici à Madrid et à Rome. On a aussi commencé avec un préparateur physique. Les choses se passent bien, je construis petit à petit. Ça me donne de la structure, de la confiance, ce sont des personnes sur qui je peux m’appuyer. Ça me libère un peu l’esprit donc je suis contente de cette évolution.

Pablo Carreño-Busta a parlé de la pression du fait de jouer devant son public. Quand vous jouez devant votre public, est ce que vous ressentez une pression supplémentaire par rapport à vos tournois à l'étranger ?

Oui je pense qu’on ressent quelque chose de différent quand on joue chez soi, et c’est encore plus fort à Roland-Garros, donc je pense que c’est pareil pour les Espagnols à Madrid car c’est un gros tournoi. Evidemment dans tous les grands tournois tu veux aller loin, mais tu ne joues pas souvent chez toi, donc tu as encore plus envie d’aller loin devant ton public, ta famille… Il y a beaucoup plus de fans qui te supportent. Ça fait partie du jeu mais c’est évidemment de la pression supplémentaire. Parfois positive, mais ce n’est pas toujours facile d’en tirer avantage. 

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