Roland-Garros 2022 : le phénomène Carlos Alcaraz s'impose sans forcer au premier tour et marque déjà le tournoi de son empreinte

En un peu moins de deux heures de jeu, dimanche, le Murcien de 19 ans a pris ses marques porte d'Auteuil face à l'Argentin Juan Ignacio Londero. 

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Carlos Alcaraz après sa victoire face à Juan Ignacio Londero lors du premier tour de Roland-Garros, le 22 mai 2022. (ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP)

Il est celui que tout le monde ou presque attendait, dimanche 22 mai, à Roland-Garros. Propulsé parmi les favoris après sa campagne impressionnante sur terre battue, avec notamment une victoire en Masters 1000 à Madrid, Carlos Alcaraz n'a pas déçu pour ses débuts dans cette édition 2022.

Opposé à l'Argentin Juan Ignacio Londero (141e) au premier tour, le Murcien de 19 ans a parfaitement tenu son rang de tête de série n°6 à Paris en s'imposant en trois manches (6-4, 6-2, 6-0). Devant un public complètement acquis à sa cause sur le court Philippe-Chatrier, "Carlitos" a martelé son adversaire de coups droits saillants pour prendre le dessus. Sur sa route, probablement mercredi prochain, il retrouvera son compatriote espagnol Albert Ramos au deuxième tour.

> Retrouvez le récap de la première journée des Français

1er tour : le résumé du match J. Londero - C. Alcaraz

Carlos Alcaraz déjà pied au plancher

Il y a un an, visage adolescent et teeshirt sans manches rappelant Rafael Nadal, Carlos Alcaraz découvrait les Internationaux de France. Fraîchement entré dans le top 100, il avait traversé les qualifications en trombe et s'était hissé jusqu'au troisième tour (défaite contre Jan-Lennard Struff, (6-4, 7-6, 6-2), son premier en Grand Chelem.

Douze mois plus tard, le voilà sixième joueur mondial et à l'assaut de la coupe des Mousquetaires. Ce que le Murcien, qui a troqué le marcel contre un teeshirt clair plus sobre, ne cache d'ailleurs pas : "Mon objectif maintenant, c'est d'essayer de gagner un des trois derniers Grands Chelems de la saison", poursuit celui que Juan Carlos Ferrero, ex-numéro un mondial et lauréat de Roland-Garros en 2003, a pris sous son aile à 15 ans dans son académie de Villena."On espère y arriver à Paris."

Dimanche, Carlos Alcaraz a mis tous les ingrédients pour ouvrir la route vers son rêve. D'abord, il a mis à profit sa seule balle de break pour prendre les devants lors de la première manche, remportée 6-4. Ensuite, si tous les observateurs vantent - à juste titre - son profil de joueur complet, l'Espagnol a surtout montré les muscles lors de son premier tour, poussant à la faute Londero avec ses coups droits aussi puissants que nombreux. Il a aussi exposé sa défense de fer, même si elle a semblé encore perfectible. 

Premier des favoris désignés à avoir affronté la terre battue parisienne cette année, Carlos Alcaraz a signé sa 29e victoire de la saison, pour seulement trois défaites. "Comme on dit avec mon équipe, physiquement, je suis un taureau. Je suis prêt à jouer en cinq sets contre les meilleurs, des matchs très longs. Ça ne me fait pas peur. Mieux : c'est un avantage", osait-il dans les colonnes du journal espagnol ABC il y a quelques jours. Voilà les autres prétendants prévenus.

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