Roland-Garros 2022 : Carlos Alcaraz sort vainqueur d'un marathon de 4h34 contre Albert Ramos-Vinolas

Le prodige espagnol a sauvé une balle de match avant de l'emporter à l'usure, mercredi, lors du deuxième tour.

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France Télévisions
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Carlos Alcaraz, au deuxième tour de Roland-Garros contre Albert Ramos-Vinolas, le 25 mai 2022. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Ce gamin a du cran. Chahuté, déstabilisé par un Albert Ramos-Vinolas en grande forme, Carlos Alcaraz a trouvé les ressources mentales pour l'emporter (6-1, 6-7 [7-9], 5-7, 7-6 [7-2], 6-4), mercredi 25 mai au deuxième tour de Roland-Garros. Contre son compatriote espagnol, le Murcien est sorti vainqueur d'un combat homérique, non sans avoir sauvé une balle de match. Si certains en doutaient encore, le n°6 mondial prouve qu'il fait bien partie, à 19 ans, du gratin mondial.

L'adversité n'était sans doute pas la plus ardue, mais ce match pourrait rester comme l'un des actes fondateurs de la carrière d'Alcaraz en Grand Chelem. Attendu au tournant après un printemps épatant sur terre battue, il a longtemps peiné contre Ramos-Vinolas (44e mondial).

Agacé et fébrile

Rien ne laissait, pourtant, présager de telles difficultés à l'issue d'une première manche expéditive (6-1 en 28 minutes). Mais agacé par la pugnacité de son compatriote, Alcaraz a peu à peu dégoupillé, perdant un deuxième set nettement plus accroché. Preuve d'une fébrilité qu'on ne lui connaissait guère, il a perdu deux fois son service avant de concéder la troisième manche (7-5). "A un moment donné, je me suis vu inférieur à Albert", a-t-il expliqué en conférence de presse, après son match.

Son succès s'est construit au cœur d'un quatrième set dans lequel ses ressources mentales ont fait la différence. Même breaké, même embourbé dans un jeu à rallonge (sept égalités en 13 minutes), même au bord de l'élimination avec une balle de match à sauver à 4-5, il a surmonté les péripéties pour gagner un tie-break à sens unique. "J'ai cru en moi tout le temps", a-t-il assuré.

Deux points incroyables

Dans un set décisif mal embarqué, il a rapidement été mené 3-0. Mais le Murcien, dos au mur, a de nouveau montré son caractère pour l'emporter 6-4. Son passing pour débreaker un Ramos-Vinolas au bout du rouleau reste, à n'en pas douter, comme l'un des moments forts de ce match. Et que dire de cette balle de break enfin convertie à 4-4, après avoir rattrapé trois smashs de son adversaire ?

Sur 31 balles de break, Alcaraz en a converti huit. Cette statistique en dit autant sur la tension lors du match que sur l'imperfection des coups du jeune Espagnol. Avec 74 fautes directes, le n°6 mondial a gâché. Ses 25 amortis n'ont pas franchement fait mouche contre un spécialiste de la terre battue, prompt à démoder le tube du moment. Jouer face à des adversaires en mission contre lui constitue, sans doute, la rançon de la gloire nouvelle d'Alcaraz.

"Je n'étais pas particulièrement nerveux pendant ce match, à part peut-être sur la balle de match. J'ai même profité du moment, j'ai souri aux quatrième et cinquième sets, car j'aime batailler contre les meilleurs", a-t-il souligné devant les journalistes. Ses adversaires sont prévenus : la perle ibère sait répondre aux attentes.

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