Monte-Carlo : les chiffres qui expliquent la défaite de Novak Djokovic au deuxième tour

Le Serbe a été éliminé dès son entrée en lice au Masters 1000 de Monte-Carlo, mardi, pour la première fois lors d'un tournoi depuis 2018.

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France Télévisions
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La déception du Serbe Novak Djokovic, éliminé par l'Espagnol Alejandro Davidovich Fokina, à Monte-Carlo le 12 avril 2022. (DANIEL COLE/AP/SIPA)

Pour son deuxième tournoi de la saison, Novak Djokovic est tombé de haut. Le numéro un mondial a été éliminé dès son entrée en lice du Masters 1000 de Monte-Carlo, mardi 12 avril, par l'Espagnol Alejandro Davidovich Fokina (6-3, 6-7, 6-1). Tête de série numéro une, il était exempté du premier tour.

Le Serbe n'avait plus été sorti d'un tournoi dès son premier match depuis l'ATP 500 de Barcelone en avril 2018. Au total, cette élimination aussi précoce est la 24e de sa carrière, la 14e en Masters 1000. A ce niveau de compétition, sa dernière défaite d'entrée remonte au Masters 1000 de Miami 2018, où il s'était incliné face à Benoît Paire. Voici les chiffres qui expliquent l'élimination du n°1 mondial.

45 fautes directes

Souvent irrésistible lorsque l'échange s'allonge, Novak Djokovic a été loin d'afficher des statistiques habituelles. Au total, il a réalisé 45 fautes directes, un nombre étonnamment important pour le numéro un mondial (pour 30 points gagnants). Son adversaire n'a atteint que les 36 fautes directes (pour 38 points gagnants). Le Serbe a également perdu 24 points (sur 43) quand l'échange dépassait huit coups de raquette. Là-aussi, c'est inhabituel pour lui.

50 % de points gagnés au service

C'est un pourcentage beaucoup trop bas pour espérer remporter un match de tennis. Novak Djokovic n'a remporté que 50 % des points derrière son service. Avec 62 points gagnés sur 125, le Serbe a gagné un peu moins d'un point sur deux sur sa mise en jeu (49,6 % précisément).

Son service a donc été le gros point noir de son après-midi sur le court Rainier III avec cinq fois moins d'aces (1) que de double fautes (5). La victoire d'Alejandro Davidovich Fokina aurait pu être encore plus expéditive, s'il s'était montré plus décisif puisqu'il s'est offert vingt balles de break au total (neuf converties).

36 % de points gagnés sur le premier service adverse

Pour celui considéré par ses pairs comme le meilleur retourneur du monde, cela est bien trop faible. D'autant plus contre un joueur de la trempe d'Alejandro Davidovich Fokina, pas réputé pour être un gros serveur à l'image de sa moyenne de vitesse sur son premier service, mardi : 179 km/h.

Au total, le Serbe n'a remporté que 24 points sur les 66 premiers engagements de son adversaire. Étant donné que le 46e joueur mondial a réussi 71 % de ses premiers services, Djokovic a été trop impuissant. Ses 63 % de points gagnés sur deuxième balle adverse (17/27) et ses quatre breaks réalisés (sur 11 occasions) pèsent trop peu.

2h56 de jeu

Absent de la compétition depuis sa défaite en quarts de finale de l'ATP 500 de Dubaï contre Jiri Vesely, le 24 février, Novak Djokovic pouvait redouter le manque de rythme inhérent à la compétition. Sans surprise, il n'a pas tenu la distance sur les 2h56 de jeu face à l'Espagnol. Le tennisman aux vingt titres du Grand Chelem n'avait pas joué une rencontre aussi longue depuis sa victoire en demi-finales de l'US Open contre Alexander Zverev, le 11 septembre dernier. C'était alors en cinq manches, et sur une durée de 3h34. "J'étais complètement à court d'énergie, je ne pouvais pas tenir l'échange, a justifié le Serbe après le match. Sur terre, si on ne peut pas tenir l'échange parce qu'on ne sent plus ses jambes, c'est mission impossible."

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