Incident raciste à Paris : cinq supporters de Chelsea condamnés à des interdictions de stade

Ces fans du club londonien avaient empêché un passager noir de monter dans le métro parisien en février, avant le match de Ligue des champions entre le PSG et Chelsea.

Capture d\'écran d\'une vidéo montrant les supporters de Chelsea accusés de racisme dans le métro parisien, le 17 février 2015.
Capture d'écran d'une vidéo montrant les supporters de Chelsea accusés de racisme dans le métro parisien, le 17 février 2015. ( YOUTUBE)

Des interdictions de stade qui vont de trois à cinq ans. Les cinq supporters du club de football de Chelsea impliqués dans un incident raciste dans le métro parisien, survenu avant le match de Ligue des champions PSG-Chelsea, ont été condamnés, mercredi 22 juillet à Londres (Grande-Bretagne).

Le 17 février, des fans du club londonien ont empêché un passager noir, Souleymane S., de monter dans le métro parisien tout en chantant "nous sommes racistes, nous sommes racistes et on aime ça", quelques heures avant le 8e de finale aller de la Ligue des champions. L'altercation avait été filmée par un témoin puis mise en ligne.

La réputation du football britannique "ternie ce soir-là"

Richard Barklie, un ancien policier de 50 ans et actuel directeur d'une ONG travaillant en Afrique, qui s'était excusé pour son geste, Josh Parsons, un ancien employé d'une compagnie financière âgé de 20 ans, qui a perdu son emploi à la suite de cet événement, et William Simpson, 26 ans, ont tous les trois été condamnés à cinq ans d'interdictions de stade au Royaume-Uni et à l'étranger.

Un quatrième supporter, Jordan Munday, 20 ans, a été condamné à trois ans d'interdiction de stade. Un cinquième fan, Dean Callis, 32 ans, a également écopé de cinq ans d'interdiction pour cet incident et d'autres altercations violentes.

Le juge londonien Gareth Branston a dénoncé "la haine raciale exprimée ce soir-là" par ces fans de Chelsea, jugeant que l'incident avait "terni la réputation du football britannique en Europe". Il a estimé que Richard Barklie et Josh Parsons étaient les principaux responsables de cet incident en repoussant Souleymane S. hors de la rame et en "chantant une chanson glorifiant le racisme".