VIDEO. Formule 1 : qu'est-ce que le halo, ce dispositif qui a sûrement sauvé la vie de Romain Grosjean lors de son accident ?

Sans ce dispositif de sécurité, le pilote français, dont la voiture s'est embrasée dimanche, a reconnu qu'il ne serait "sûrement pas capable de parler aujourd'hui".

Plus de peur que de mal. Dimanche 29 novembre, Romain Grosjean est miraculeusement sorti sain et sauf de l'incendie de sa monoplace, après un effroyable accident au départ du Grand Prix de Bahreïn de Formule 1. "Juste pour vous dire que je vais bien… enfin, relativement bien", a réagi le pilote dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, les mains bandées, sur son lit d'hôpital. Mais son spectaculaire accident aurait pu avoir des conséquences bien plus graves que ses légères brûlures aux mains et au dos. Elles ont été évitées grâce, notamment, à un nouveau dispositif de sécurité : le halo.

C'est d'ailleurs le pilote français qui le dit lui-même : "Je n'étais pas pour le halo il y a quelques années, mais je pense que c'est la meilleure chose qui a été apportée en Formule 1 et sans laquelle je ne serais sûrement pas capable de vous parler aujourd’hui", explique Romain Grosjean. Mais alors, comment fonctionne ce dispositif ?

Un arceau de titane

Le halo est un arceau en titane de sept kilos qui surplombe le cockpit des Formule 1. Cet arceau doit ainsi protéger la tête et le cou des pilotes des débris volants ou des chocs violents lors de la course. Il vient compléter la panoplie de dispositifs de sécurité des pilotes, comme le casque et la capsule de survie.

L'idée du halo est venue d’un double accident en 2009, rappelle France TV Sport. Cette année-là, Henry Surtees est tué par un pneu dans une course de F2,  et Felipe Massa est touché à la tête par un débris sur le GP de Hongrie en Formule 1. L'accident, en 2014, de Jules Bianchi, mort en juillet 2015, est venu confirmer la nécessité d'un tel système.

Des réticences à son lancement

Le halo ne s'est toutefois pas imposé en un claquement de doigts. De nombreux pilotes s'y sont longtemps opposés, pour des raisons à la fois esthétiques et de visibilité. "Presque toutes les équipes étaient contre, les fans sont contre, les pilotes ont majoritairement dit non, et pourtant il sera bien là la saison prochaine", avait ainsi dénoncé Romain Grosjean, lui-même, en 2018, alors que ce dispositif venait d'être rendu obligatoire en Formule 1.

Finalement, le halo s'est imposé auprès de tous et notamment des pilotes, qui ont réappris à conduire avec. Et ce nouveau dispositif a permis d'éviter des conséquences tragiques lors de l'accident du Grand Prix de Bahreïn.

Les restes du véhicule de Romain Grosjean après son accident, le 29 novembre 2020, lors du Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn.
Les restes du véhicule de Romain Grosjean après son accident, le 29 novembre 2020, lors du Grand Prix de Formule 1 de Bahreïn. (HAMAD I MOHAMMED / POOL / AFP)