L'alpiniste Élisabeth Revol écrit une "lettre d'adieu" à son compagnon de cordée, mort sur le Nanga Parbat

"Tomek était l'un des hommes les plus libres et les plus indépendants que je connaisse", salue la Française sur Facebook.

L\'alpiniste française Elisabeth Revol, s\'exprime le 7 février 2018 à Chamonix, apès avoir été secourue.
L'alpiniste française Elisabeth Revol, s'exprime le 7 février 2018 à Chamonix, apès avoir été secourue. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP)

L'alpiniste française Élisabeth Revol, qui avait échappé de peu à la mort dans l'Himalaya en janvier dernier, a partagé sur Facebook une "lettre d'adieu" adressée à son compagnon de cordée polonais, Tomasz Mackiewicz, qui a trouvé la mort lors de cette tentative d'ascencion du Nanga Parbat, au Pakistan. "Jusque-là, il m'était impossible d'écrire cette lettre..." explique notamment Élisabeth Revol.



Les deux compagnons de cordée avaient dû entamer une "fuite vers le bas", que seule la Française avait pu poursuivre, car le Polonais de 43 ans souffrait de cécité des neiges et crachait du sang. "Je ne sais pas à quel moment j'ai commencé à te perdre, à quel moment tu as franchi le point de non retour, si toi-même, tu l'as senti ?"  s'interroge Élisabeth Revol dans cette lettre.

"Tomek était l'un des hommes les plus libres et les plus indépendants que je connaisse. Il était hors normes", écrit encore la rescapée de la "montagne tueuse". A son retour en France, Élisabeth Revol avait été soignée pour des gelures graves aux deux mains et au pied gauche.