XV de France : Harinordoquy tacle Lièvremont

Le troisième ligne estime que le sélectionneur français était "dépassé" pendant la Coupe du monde de rugby. 

Imanol Harinordoquy et Marc Lièvremont, lors d\'une conférence de presse à La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique), le 12 novembre 2010.
Imanol Harinordoquy et Marc Lièvremont, lors d'une conférence de presse à La Chapelle-sur-Erdre (Loire-Atlantique), le 12 novembre 2010. (FRANCK FIFE / AFP PHOTO)

L'heure du règlement de compte a-t-elle sonné ? Une semaine après la finale de la Coupe du monde de rugby, dimanche 23 octobre en Nouvelle-Zélande, Imanol Harinordoquy fait part de ses critiques à l'égard de Marc Lièvremont. 

Dans une interview au journal Midi Olympique, lundi 31 octobre, le troisième ligne biarrot révèle la cassure qui s'est produite entre le sélectionneur et ses joueurs après la défaite contre les îles Tonga lors du dernier match de poule (14-19). "A partir de ce match, je n’ai plus attaché d’importance à ce que disait Marc. On a décidé de se prendre en mains. Il fallait qu’on s’affranchisse de lui", explique Imanol Harinordoquy.

"Je l'ai senti perdu, dépassé."

"Il s’est permis de jeter des choses qui concernaient notre vie de groupe sur la place publique. Au sein du groupe, personne n’a d’ailleurs trouvé ça normal", ajoute-t-il. Mi-octobre, Marc Lièvremont n'avait pas apprécié que ses joueurs célèbrent leur qualification pour la finale : "J'avais demandé aux joueurs de pas sortir et j'ai appris que certains étaient quand même sortis après le match. Je leur ai dit (...) ce que je pensais d'eux : c'est une bande de sales gosses indisciplinés, désobéissants et égoïstes parfois."

Plus loin, Imanol Harinordoquy poursuit ses critiques, notamment sur le manque de savoir-faire du sélectionneur du XV de France : "Il manquait de recul, d’expérience. Il nous a aussi trop souvent jeté la pierre. Et puis je l’ai senti perdu, dépassé."

Imanol Harinordoquy, 31 ans, exprime aussi son souhait de continuer l’aventure au sein du XV de France, sous la houlette du futur sélectionneur Philippe Saint-André. Quant à Marc Lièvremont, "il ne me manquera pas", conclut Harinordoquy.