Comme d'habitude, Toulouse sacré champion de France de rugby

Les hommes de Guy Novès ont dominé le RC Toulon 18 à 12 au Stade de France. Ils  remportent le 19e titre leur histoire.

William Servat (à droite), ballon à la main, a terminé sa carrière de la plus belle des manière. Avec Toulouse, il remporte le titre de champion de France de Rugby 2012, le samedi 9 juin au stade de France. 
William Servat (à droite), ballon à la main, a terminé sa carrière de la plus belle des manière. Avec Toulouse, il remporte le titre de champion de France de Rugby 2012, le samedi 9 juin au stade de France.  (FRED DUFOUR / AFP)

Les hommes de Guy Novès ont dominé samedi 9 juin le RC Toulon 18 à 12 au Stade de France. Au terme d'un match terne et sans essais, les Toulousains remportent le 19e titre leur histoire.

Grégory Naboulet / France 2

Les Toulousains, tenants du titre, l'ont emporté grâce à six pénalités de l'ouvreur néo-zélandais Luke McAlister, contre quatre pénalités toulonnaises de l'Anglais Jonny Wilkinson. Aucun essai n'a été inscrit au cours de cette finale 2012, une première depuis 1997 et la victoire de Toulouse face à Bourgoin (12-6).

Deux échecs toulonnais au pied qui coûtent cher

McAlister, repositionné à l'ouverture juste avant la rencontre en lieu et place de Lionel Beauxis, a réussi un sans-faute dans l'exercice des pénalités (6/6). Wilkinson et l'arrière Benjamin Lapeyre ont manqué chacun une tentative (4/6).

Dominateur en mêlée, le Stade Toulousain remporte un nouveau titre de champion de France pour le dernier match de la carrière du talonneur William Servat. Le RC Toulon avait atteint la finale pour la première fois depuis 1992, année de son dernier sacre.

Mourad Boudjellal, le président toulonnais, a eu beau dire qu' "il n'y a rien à redire de la victoire de Toulouse, car je ne veux pas dire du mal de Toulouse, je respecte vraiment ce club", ce dernier s'est quand même plaint des conditions d'arbitrage et du climat hostile autour de son club.

Côté toulousain, c'est le soulagement qui domine, comme chez l'arrière Clément Poitrenaud : "ce titre a été difficile, un des plus difficiles de ma carrière."