Top 14 : Thomas Ramos, ouvreur de fortune

Placé au poste de numéro 10 en remplacement de Romain Ntamack, le demi d'ouverture a enrichi le jeu du Stade Toulousain pour permettre aux siens de dominer La Rochelle. 

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France Télévisions
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L'ouvreur toulousain Thomas Ramos lors de la finale du Top-14 contre La Rochelle, le 25 juin 2021, au Stade de France (Seine-Saint-Denis). (THOMAS COEX / AFP)

"On a joué pour Romain qui n'a pas pu participer à cette finale". Thomas Ramos est un parfait coéquipier. Parfait dans son comportement envers celui qu'il a remplacé, parfait dans sa gestion du jeu, parfait dans ses coups de pieds. Presque écœurant. En tout cas pour les Rochelais, tombés sous sa botte vendredi soir au Stade de France en finale du Top 14. Logiquement élu homme du match, celui qui évolue habituellement à l'arrière du Stade Toulousain a été le facteur X des Rouge et Noir. Un facteur qui est passé 5 fois.

Au pied levé

Quatre pénalités, qu'elles soient à 50 mètres ou en coin, et un drop soyeux : Ramos a inscrit 15 des 18 points de son équipe. Sans jamais connaître l'échec, à l'inverse de son homologue rochelais Ihaia West, en perdition sous le naufrage de Saint-Denis, Ramos s'offre un retour au premier plan. Barré à l'arrière du XV de France par Brice Dulin, sorti cruellement sur blessure dès la 22e minute, le natif de Mazamet voit peut-être la roue tourner. À 26 ans, il a encore largement le temps de profiter de l'aspiration. 

D'autant qu'il a confirmé, comme lors de la finale de 2019 où il avait inscrit 14 points, qu'il était un homme des grands rendez-vous. "Ce sont des matchs énormes. On a été froids et on a montré du réalisme", se félicitait-il après la rencontre.

Finale - Top 14 : le magnifique drop de Thomas Ramos

Dans un style moins chaloupé que Romain Ntamack, mais tout aussi efficace, Ramos a surtout brillé par sa parfaite maîtrise des éléments, qu'ils soient climatiques ou tactiques. Profitant de la fougue aveugle et de la nervosité rochelaises, l'ouvreur toulousain a parfaitement contrôlé le tempo de la rencontre, tout en combinant parfaitement avec Antoine Dupont à la mêlée. Sous la tempête dyonisienne, il a manoeuvré le navire toulousain avec la sérénité d'un capitaine roué. Et récompensé : "On a fait le doublé et personne ne nous l'enlèvera". 

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