Top 14 : "Sur le match, il n'y a pas photo", concèdent les Castrais dépassés par Montpellier en finale

Le Castres olympique a été sèchement battu par Montpellier vendredi soir en finale du Top 14 (10-29) après être passé à côté de sa première période.

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France Télévisions
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Le demi de mêlée du Castres olympique Jérémy Fernandez les mains durant le match de sa formation en finale du Top 14 contre Montpellier, le 24 juin 2022 au Stade de France (FRANCK FIFE / AFP)

Cette fois, ils n'ont pas refait le coup. Castres avait connu un retard à l'allumage en demi-finale contre Toulouse avant de renverser la situation et décrocher son billet pour la finale. Face à Montpellier, vendredi 24 juin au Stade de France, l'énorme passage à vide en début du match (0-20 après 21 minutes) a été fatal aux Tarnais. A s'époumoner derrière le score, les hommes de Pierre-Henry Broncan ont laissé filer le Brennus avant même d'avoir pu vraiment en rêver.

"On fait une entame de match compliquée, a réagi à notre micro le capitaine castrais Mathieu Babillot. On attaque et derrière nos ballons perdus, ils arrivent à marquer et c'est très, très dur. Alors je veux bien, on s'accroche, on a nos valeurs qui sont fortes. Mais dans une finale, un match de haut niveau et avec une telle intensité, ça ne pardonne pas. On part de beaucoup trop loin."

Castres s'est en plus vite retrouvé orphelin de l'Argentin Benjamin Urdapilleta, touché au quart d'heure de jeu. "Ce n'est pas une excuse, a tranché Babillot. A n'importe quel poste, on a des gars sur le banc qui sont frais et prêts à apporter, cela a marché toute la saison, donc on ne va pas cracher dans la soupe ce soir, cela ne nous ressemble pas."

Déception mais réalisme et grande classe de Mathieu Babillot qui félicite le MHR et ne se cherche pas d'excuses après cette défaite du Castres Olympique. Réécoutez la réaction du capitaine du CO.

Sans son buteur maison, dominé dans l'intensité comme dans la créativité, le CO n'a pas su conclure sa belle année de la plus meilleure des manières, avec une première place lors de la saison régulière, mais  sans trophée. La deuxième période pleine d'abnégation et l'essai pour l'honneur de Vilimoni Botitu resteront anecdotiques. Loïc Jacquet, qui a tiré sa révérence après ce match, a accusé le coup en zone mixte. "Sur le match, il n'y a pas photo. Quand on voit le score, la physionomie du match... On ne peut pas avoir de regrets. Ils ont été meilleurs que nous. C'est une immense tristesse pour tous."

"On va retourner au boulot avec les dents aiguisées"

Comme Jacquet, Rory Kockott vivait lui aussi ses derniers émois de joueur, bien qu'absent de la feuille de match, lui un des héros des sacres castrais de 2013 et 2018. "Ce n'est pas comme ça que je voulais terminer ma carrière, mais j'ai adoré la culture française, j'ai profité de la vie ici, a lâché l'ex-demi de mêlée du XV de France sur Canal+. La victoire de 2013, c'est un souvenir que personne ne m'enlèvera."

Ce souvenir semble désormais bien loin pour un groupe largement renouvelé. L'ère Pierre-Henry Broncan ne fait que débuter, et Mathieu Babillot voit dans cette finale 2022 les premiers jalons posés par sa formation, qui a vu éclore ces derniers mois plusieurs talents venus du rugby amateur. "Je suis très fier du groupe, a-t-il assuré avec le sourire. Même si ce soir, la fin n'est pas celle espérée, on a un groupe incroyable. On va apprendre, on a un groupe qui a encore pas mal à bosser. On va bien récupérer, on va retourner au boulot avec les dents aiguisées."

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