Tournoi des Six Nations : les Bleus battent l'Irlande dans la douleur

Bousculé, longtemps dominé, parfois brouillon, le XV de France a tenu bon pour aller chercher son premier succès en Irlande depuis dix ans (13-15). Les Bleus rejoignent le pays de Galles en tête du classement, avant d'affronter l'Ecosse, fin février.
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France Télévisions
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Charles Ollivon sur une touche contre l'Irlande, dimanche 14 février 2021. (BRIAN LAWLESS / POOL)

De la douleur et une victoire. Le XV de France s'est imposé contre l'Irlande (13-15) pour la deuxième journée du Tournoi des Six Nations. Largement dominés en première période, les Bleus ont su faire le dos rond et profiter de leurs fulgurances. Dix ans après leur dernier succès à Dublin dans le Tournoi, le 13 février 2011, ils ont surtout arraché un succès précieux dans la course à la victoire finale. Ils rejoignent le pays de Galles, vainqueur samedi 13 février de l'Ecosse, en tête du classement. 

Un début de match dans la douleur

La première action du match a donné le ton. Brice Dulin a vu son dégagement contré par des bras irlandais, heureusement sans conséquence pour les Bleus. Mais, à l'image de leur arrière, les Bleus ont passé la première période à tenter de régler une machine perturbée par les Irlandais. Plus qu'un diesel, le XV de France avait des airs de voiture en panne. Bousculés dans le jeu courant, les Bleus l'ont été également en touche, avec deux premiers lancers volés par l'Irlande.

L'expulsion temporaire de Bernard Le Roux (23e), auteur d'un croche-patte sur un ballon aérien, a offert une supériorité numérique dont les Irlandais ne semblaient pas avoir besoin. Devant sur une pénalité, ils ont cru creuser l'écart à la 25e minute grâce à James Lowe. Mais un plaquage salvateur de Brice Dulin, et une intervention de l'arbitre-vidéo, ont transformé l'essai irlandais en touche française pour quelques centimètres. 

Après avoir fait le dos rond, il aura suffi d'un bon temps de jeu aux Bleus pour inscrire le premier essai du match. Une séquence partie d'une touche, enfin maîtrisée par les avants tricolores, puis un bel enchaînement de passes après contact. De mains en mains jusqu'aux 22 mètres, puis le renversement pour surprendre la défense irlandaise. Le capitaine Charles Ollivon s'est alors mué en ailier pour profiter d'un décalage parfait de Gaël Fickou (3-10, 29e). Inespéré, le score à la pause récompensait autant la résilience des Bleus, et leur opportunisme, qu'il punissait le manque de réalisme des Irlandais, incapables de transformer leur domination en occasions concrètes. 

Un élan stoppé par le retour irlandais

Sans être resplendissant, le XV de France s'est montré beaucoup plus confiant au retour des vestiaires. Une belle percée de Julien Marchand aurait pu mener à un essai d'entrée, sans une incompréhension entre Antoine Dupont et Paul Willemse. Dans un deuxième acte haché par plusieurs blessures irlandaises, dont une sortie pour protocole commotion du demi d'ouverture Billy Burns, les Bleus ont su hausser le ton. Une bonne reprise récompensée par un essai de Damian Penaud, lancé en bout de ligne par Brice Dulin (3-15, 55e). 

Ironie du sport, les Irlandais ont trouvé la faille au moment où les Bleus prenaient le contrôle du match. Pour la première fois, le XV de France a dominé l'alignement irlandais en touche, devant les 22 mètres tricolores. Mais un rebond malheureux a transformé la déviation de Charles Ollivon en offrande pour Ronan Kelleher. Antoine Dupont surpris, le talonneur tout juste entré en jeu a filé dans l'en-but (10-15, 57e). Une pénalité de Ross Byrne a ensuite réduit l'écart à deux points (13-15, 66e). 

Un scénario parfait pour les spectateurs neutres, sans doute beaucoup moins pour les supporters français. Dix dernières minutes irrespirables, avec la peur d'une pénalité fatale au-dessus de la tête. Les Bleus ont donc tenté, et longtemps réussi, de maintenir les Irlandais hors de distance de coup de pied. Une bataille de tranchées où le XV de France n'avait pas le droit à l'erreur. Des trois-quarts aux avants, tous ont mis l'épaule, les jambes et surtout la tête, qu'il a fallu garder froide, pour s'accrocher à la victoire. Un ballon gratté au sol a scellé le succès français, et offert du répit au coeur de leurs supporters. 

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