Tournoi des Six Nations féminin : ce qu'il faut savoir sur la finale Angleterre - France

Le Tournoi des Six Nations féminin s'achève avec une finale aux airs de Crunch entre l'Angleterre et la France.
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France Télévisions
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 (ADRIAN DENNIS / AFP)

On ne pouvait pas rêver mieux comme finale du Tournoi des Six Nations féminin. Ce samedi 24 avril, le XV d'Angleterre reçoit l'équipe de France afin de désigner le vainqueur de cette édition 2021. Une rencontre à suivre en direct sur France 2 et france.tv à 15 heures. 

• L’Angleterre en favorite, la France à l'affût

En plus d’être les tenantes du titre, les Anglaises demeurent les grandes favorites de la compétition. Seize fois victorieuses du Tournoi féminin (Six Nations, Cinq Nations et Tournoi Britannique) avec 15 Grands Chelems au compteur en 24 éditions, les Anglaises devancent largement les autres nations, dont la France.

Un statut de favorite qui n'effraie pas pour autant Laura Di Muzio, ancienne joueuse du XV de France : "Oui les Anglaises ont ce statut de favorites suite à une longue série de victoires face à la France. Mais là, on va assister au meilleur match européen qu’on puisse avoir. Et quand on regarde les deux dernières confrontations qui ont eu lieu cet automne, ça a été des matches très serrés. Ce week-end, il va y avoir un beau match de rugby, comme on les aime."

Lors de cette finale, les Anglaises devront donc se méfier des Tricolores. Victorieuses du Tournoi, Grand Chelem à la clef, en 2018, les Bleues auront à cœur d’effacer une édition 2019 peu convaincante (troisièmes) tout comme le Tournoi 2020 qui ne s'était pas terminé à cause de la Covid-19. Si l’Angleterre a largement dominé le Tournoi depuis sa création en 1996, la France se situe juste derrière avec six titres, dont cinq Grands Chelems.

Mais le XV de la Rose féminin devra surtout faire face à la solidité des "affamées" : "Il faut qu’elles restent sur leurs fondamentaux, notamment, ce qui fait la force de l’équipe de France ces dernières saisons, c’est la qualité de leur défense. Elles ont une capacité à mettre la pression sur leurs équipes adverses, à monter très fort, à gagner la ligne d’avantage en défense. C’est vraiment la force de cette équipe", affirme Laura Di Muzio. 

• Un bilan favorable pour le XV de la Rose

Après 22 rencontres jouées entre ces deux équipes lors de cette compétition, le constat est sans appel. L'Angleterre a dominé le XV de France féminin à 14 reprises, contre huit succès seulement pour les Bleues. Le XV de la Rose reste en outre sur deux victoires face à la France, en 2019 et 2020. Face à leurs meilleures rivales, les Tricolores tenteront de s'imposer, comme elles l'avaient fait en 2018 (18-17). Mais la France a payé cher pour apprendre avec quelques humiliations dans le passé : en 2008 (31-0), 2006 (28-0) et surtout en 2003 (57-0), la pire défaite des Françaises.

• Émilie Boulard, la révélation du tournoi

Pour sa première sélection avec le XV de France, elle avait déjà marqué les esprits. À 21 ans, l'arrière Émilie Boulard a su être convaincante dès le premier match face au pays de Galles avec une performance individuelle impressionnante, qu'elle a conclue par un essai. Encore très en vue face aux Irlandaises, celle qui a commencé le rugby il y a seulement quatre ans a même été élue meilleure joueuse de la troisième journée du Tournoi des Six Nations.

Une prestation que Laura Di Muzio, consultante rugby pour France TV Sport, n'a pas manqué de souligner : "C'est une joueuse qui a une capacité physique hors normes. Elle a une capacité d’accélération incroyable. Elle ne se pose pas de question. Elle est pleine d’initiatives, de fraîcheur et c’est une joueuse, qui par son manque d’expérience, ne subit pas la pression. Alors même si elle est peut-être stressée, ça ne se voit pas dans son jeu."

Malgré son jeune âge, et son peu d'expérience, la native de Rambouillet a été à la hauteur de sa place de titulaire au sein du XV de France féminin : "Émilie n’est pas arrivée par hasard, elle est le fruit d’un travail de détection et de formation. Notre projet de jeu correspond assez bien à ses qualités de vitesse. Je suis satisfait de ses débuts", confiait Stéphane Eymard, entraîneur des arrières tricolores. Elle devra cependant confirmer face à l'expérience de l'arrière anglaise Sarah McKenna et ses 34 capes. 

• À qui la cuillère de bois ?

C’est sous un format quelque peu spécial que s'est déroulé ce Tournoi des Six Nations féminin 2021. Après avoir été reportée du 3 au 24 avril et adapté en raison de la crise sanitaire, la compétition a été transformée pour se finir par trois finales. Outre ce choc Angleterre - France, qui désignera le grand vainqueur de cette édition 2021, l’Italie ouvrira le bal à domicile en recevant l’Irlande dès 12 heures avec pour enjeu la troisième place de la compétition. La journée se terminera par le duel pour le 5e rang finale entre l'Écosse et le pays de Galles à 17 heures, les deux équipes ne comptabilisant aucun point. Malheur aux perdantes, qui recevront la cuillère de bois.

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