"Make Journalism Honest Again" : le club de rugby de Biarritz copie Trump pour critiquer les journalistes de "Sud-Ouest"

Comme le relaie le HuffPost, le Biarritz olympique est en guerre ouverte contre le quotidien régional, qu'il accuse de malhonnêteté dans sa couverture du club. 

Capture d\'écran de la photo postée sur Twitter par le club de rugby de Biarritz, où l\'on voit des casquettes destinées aux journalistes de \"Sud-Ouest\" avec ce message : \"Rendons le journalisme de nouveau honnête\".
Capture d'écran de la photo postée sur Twitter par le club de rugby de Biarritz, où l'on voit des casquettes destinées aux journalistes de "Sud-Ouest" avec ce message : "Rendons le journalisme de nouveau honnête". (BIARRITZ OLYMPIQUE / TWITTER)

Rien ne va plus entre le Biarritz olympique et Sud-Ouest. Comme le rapporte le HuffPost samedi 30 mars, le club de rugby est en guerre ouverte depuis plusieurs semaines contre le quotidien régional, qu'il accuse de malhonnêteté dans sa couverture médiatique de la vie du club. Dernier épisode en date : une photo postée sur Twitter par le Biarritz olympique, vendredi, à quelques minutes du coup d'envoi du match contre Oyonnax (51-14) en championnat de deuxième division.

On y voit des casquettes rouges posées dans les gradins du stade d'Aguiléra avec ce slogan : "Make journalism honest again"  ("rendons le journalisme à nouveau honnête"), qui paraphrase la célèbre formule de Donald Trump pendant sa campagne pour la présidentielle américaine : "Make America great again".  

Le reporter privé de tribune

Dans le tweet, le BOPB interpelle le journal et Pierre Mailharin, le journaliste en charge de la couverture du club, avec ces mots : "Ces casquettes elles sont pour vous, on en a encore en stock, vous en voulez ? Ou vous n'acceptez que la caricature que vous produisez des autres ?" 

Dans un communiqué daté du 28 mars, l'Union des journalistes de sport de France s'inquiète de la tournure des événements, dénonçant la décision du club de priver le reporter de Sud-Ouest d'accès à la tribune, puis d'avoir distribué les fameuses casquettes lors d'un match disputé le 17 mars dernier. L'instance prévoit même de mettre en demeure le club à la suite de ces comportements "dénigrants pour la profession"

Comme le rappelle le HuffPost, la brouille entre le club et le journal remonte notamment  à l'été 2018, quand le Biarritz olympique a été racheté par Louis-Vincent Gave, un entrepreneur basé à Hong-Kong, qui a mis à la tête du club Jean-Baptiste Aldigé. "Depuis, les deux hommes sont engagés dans une lutte apparemment très personnelle avec le titre de presse", écrit le site d'information.