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"La meilleure décision pour ma santé était d'arrêter maintenant" : après plusieurs commotions cérébrales, le rugbyman Petrus Hauman met un terme à sa carrière

Le troisième ligne sud-africain du CA Brive (Pro D2), Petrus Hauman, a décidé de mettre un terme à sa carrière prématurément, à l'âge de 31 ans, après plusieurs commotions cérébrales. Il s'est confié au micro de France Bleu Limousin, mercredi.

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Avec France Bleu Limousin - franceinfo
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Le joueur de rugby de Brive, Petrus Hauman (en blanc), lors d'une rencontre de Top 14, le 15 avril 2017. (DIARMID COURREGES / AFP)

"Il y a une vie après le rugby, donc faut pas prendre trop de risques." Petrus Hauman ne regrette pas sa décision d'arrêter sa carrière à peine les 30 ans dépassés. "J'ai 31 ans, j'ai encore plus de la moitié de ma vie devant moi", raconte le troisième ligne sud-africain du CA Brive (Pro D2), mercredi 26 septembre à France Bleu Limousin.

Arrivé à Brive en 2011 après trois saisons à Aurillac, le joueur sud-africain a subi plusieurs commotions cérébrales dans sa carrière. La dernière date d'avril dernier, un KO face à Lyon qui l'avait éloigné des terrains. Il était absent depuis le début de la saison et a finalement annoncé, mercredi, qu'il mettait un terme à sa carrière de joueur professionnel.

Après les trois KO de la saison dernière, j'ai voulu me donner le plus de temps possible. J'ai bien discuté avec les médecins et plusieurs spécialistes. La meilleure décision pour ma santé était d'arrêter maintenant.

Petrus Hauman

à France Bleu Limousin

Une décision prise en accord avec sa famille. C'est la toute dernière commotion cérébrale qu'il a subie qui lui a fait prendre conscience de la nécessité d'arrêter le rugby au niveau professionnel. "J'ai senti qu'elle était plus grave que les précédentes. Je suis allé voir le neurologue de Limoges qui m'avait déjà vu plusieurs fois. Il a été décidé de prendre trois mois de repos", explique Petrus Hauman. 

Malgré cette décision, le rugbyman avait reçu le conseil d'aller "voir d'autres spécialistes pour savoir si [il] pouvait reprendre le rugby". Malheureusement, "au bout d'un mois et demi, je ne me sentais toujours pas très bien", précise le désormais ex-joueur briviste. Il est allé consulter plusieurs spécialistes à Paris qui lui ont préconisé d'arrêter. "Je me suis donné encore un peu de temps, mais aujourd'hui, je n'ai pas tout à fait récupéré. Je sens que ça représente trop de risques. J'ai écouté tous les conseils autour de moi, et j'ai pris ma décision comme ça", a ajouté le troisième ligne.

Le Sud-Africain aura disputé 143 matches en noir et blanc, dont 134 en championnat et neuf en Challenge Cup (coupe d'Europe). Malgré le renforcement des dispositifs de protection, les accidents liés aux commotions cérébrales dans le rugby se sont multipliés de manière inquiétante ces dernières années. Un jeune joueur d'Aurillac, Louis Fajfrowski, 21 ans, est mort le 10 août dernier après un choc lors d'un match de préparation.

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